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collectif

Représenter l’irreprésentable, ou le tableau de la colère

Lorsque les mots ne suffisent plus, ce sont les images qui parlent. Les pinceaux remplacent les stylos, et les jets de peinture dénoncent les éclats sanglants; tel est le propos de ce tableau de la colère, preuve de l’insoumission des artistes et de leur volonté de représenter l’irreprésentable, bravant les limites du politiquement acceptable, parfois même jusqu’à la censure.

l'irreprésentable

Le Grand Tableau antifasciste collectif – 1960
Jean-Jacques Lebel, Roberto Crippa, Gianni Dova, Erro, Antonio Recalcati, Enrico Baj.

Cette œuvre chaotique et impressionnante dénonce la torture pendant la guerre d’Algérie, considérée il y a peu comme une simple suite d’ « évènements ». Longtemps censuré, il constitue le noyau central de l’exposition « l’irreprésentable », coeur hypertrophié autour duquel se déploient des installations visuelles et sonores, pour certaines inédites ou créées à plusieurs mains. Cette exposition interroge la responsabilité de l’artiste dans les thèmes qu’il choisit de montrer, et les moyens qu’il emploie afin de tenter de les représenter, qu’ils s’agissent de sujets dont la nature, la portée ou la violence soient complexes à traduire ou jugées trop dérangeantes.

Ce grand tableau (cinq mètres de long par six de large) fut dévoilé pour la première fois à Milan, en 1961, lors de l’exposition « L’anti-procès », regroupant une soixantaine d’artistes de tendances diverses, prenant position contre la guerre d’Algérie et contre la torture.… Read the rest

Suivez la piste du reverse graffiti à l’Université de Nantes

Durant trois années, l’Université de Nantes a accueilli Philippe Chevrinais, plasticien nantais intervenant en reverse graffiti. Les participants ont pu découvrir une technique originale : à l’aide de pochoirs et de nettoyeur haute pression, ils ont soustrait la saleté des murs pour révéler des formes humaines, abstraites ou végétales.

© Philippe Chevrinais

© Tiphaine Rautureau

La commande

La Direction de la Culture et des Initiatives souhaitait garder une trace des ateliers reverse graffiti et valoriser cette nouvelle forme d’expression urbaine. Elle a donc commandé un outil de communication qui témoignerait des échanges entre artiste et participants (étudiants ou personnels universitaires). Le but est de produire un support mettant en valeur les photographies et l’aspect communautaire du reverse graffiti. Le livret a pour vocation d’être diffusé à différents acteurs institutionnels et artistiques ainsi qu’aux étudiants nantais lors d’un atelier reverse graffiti les 28 et 29 mars 2015.

Notre rôle

Armées de nos ordinateurs et de notre imagination, nous avons dû créer de toutes pièces le livret commandé par la DCI. Des heures de recherches et de concertations avec les acteurs du projet nous ont permis de cerner le sujet et de démarrer l’aspect créatif. Plusieurs propositions sont nées de ces recherches, et finalement, une idée a émergé.… Read the rest