Ecole Notre-Dame, La Tessoualle

Cette description à lieu quand je n’arrivais pas en retard le matin, ce qui était assez rare à l’époque.
Le parking, que ma mère n’a jamais vu puisqu’elle me laissait au bout de la rue pour ne pas être en retard ou bloquée avec le camion des éboueurs, était toujours désert quand j’arrivais. Le portail, avec la directrice sur le point de le fermer, est la première vision de mon école que j’avais le matin. Je me souviens très bien de ce portail, car c’était nous qui l’avions peint avec nos petites mains.

Une fois le portail passé, une grande allée de graviers (quoique maintenant ce soit du béton) mène jusqu’à la cours de récréation. A droite du portail, une petite allée nous emporte à la classe de CP. Ce sont des bâtiments en pierres, qui datent de l’époque où les maîtresses étaient encore des nonnes. Je détestais cette salle car quand j’arrivais en retard, je devais passer par elle (il y a une porte qui donne sur le parking), devant tous les petits qui me regardaient.

Revenons à la grande allée. De chaque côté il y a des étendus d’herbes, avec parfois des poules à gauche. (A droite, on pouvait y faire des guirlandes de pâquerettes en été).Tout au bout de la pelouse de droite, et donc après la classe CP, se trouve l’école des grands (CM1 et CM2). Jaune et rouge, en tôle.

Quand on arrive au bout de l’allée principale, deux chemins s’offrent à nous, l’un pour les toilettes (à gauche) et l’autre pour accéder à un banc en pierre, puis à une autre allée pour accéder aux classes de CE1/CE2. A côté de ces classes en préfabriqué, encore un petit bout de jardin.

La cour était bordée de buissons verts et moches, mais tellement utiles pour se cacher.

De toute façon il y avait des arbres partout!

A gauche de la cour se trouve le préau, assez grand pour contenir une ribambelle de gamins surexcités à chaque récré. Il y avait un tableau, une marelle, une table de ping-pong et un petit endroit qui sentait mauvais pour ranger les échasses et les vélos.

à la suite de ce préau venait une côte par laquelle on accède à la cour de récréation des grandes et moyennes sections, puis la cour des petites sections, barrée par un portail tout gris et tout triste. L’autre cours avait également une limite puisqu’on n’avait pas le droit de dépasser une ligne blanche qui séparait les grands des un peu moins grands. Cette cour est bordée de salle, dans lesquelles je ne suis jamais rentrée puisqu’elles ont été construites plus tard, quand j’étais dans la cour des grands. Mais à gauche se trouve la salle de motricité, là où on faisait nos jeux et nos siestes. Je m’en souviens très bien car le sol était très dur et le parquet très moche (mais on n’avait que ça à regarder lorsqu’on n’arrivait pas à dormir).

Du bâtiment des maternelles, je ne me souviens que des dortoirs, parce qu’il y avait de vrais lits superposés.

J’ai oublié la grande pelouse interdite, car il y avait des sapins dans lesquels on grimpait.

Je m’arrête là

 

et je me passe de vous décrire la cantine.