La fin des trognes est arrivée

Unités CP à CE1. Une allée en montée. On arrive sur la piste. Des grilles bleues rouillées autour. Au cas où on s’échappe. Mais pas besoin de barrière. Il y a déjà plus d’un monde ici.
À droite l’île déserte. Une sorte de tente : le repère des indiens. Ou une falaise pour les alpinistes. Puis la mer, le champ, le ciel. On la traverse. Le banc des éperviers. Le passage sous terrain invisible sous la haie. On peut s’y perdre et même s’oublier.
À gauche le préau. Cabane protégée. Temple avec ses colonnes élastiques. Sable fin et département des secrets.
En face la grande maison. Bâtiment en bois remontant à l’ère des chimpanzés. Course de vitesse et sol amortisseur.
S’étendant au fond les salles d’entrainement cérébral. De droite à gauche, on monte les grades. Tout est une question de marches et de portes. Et dans le coin le couloir de l’administration et de l’alimentation par rebond.
On longe les salles ponctuées par des blocs fleuris. On peut y trouver des billes perdues et ainsi sauver nos vies. On arrive à la grille. L’arrivée des cars. Comme une issue de secours.
On tombe sur l’île aux rochers. Coin de Robinson avec son cartable et sa tante oie.
Le terrain bleu de combat à raquettes nues. Balles oranges régénératrices ou mortelles.
À côté la maison des clowns et des artistes. En passant par les montagnes russes, on arrive au chalet. Mais il n’y a pas d’ours ici.
On se retourne face à une allée de marronniers. Souvent déplumés. Rendant invisible n’importe qui.

Retour au point de départ. On file à gauche. Unités des gradés CE2 à CM2.
Large champ de bataille. Armes blanches et noires redoutées des viseurs à lunettes.
Même configuration que l’unité précédente. Au fond les salles. On retrouve les blocs et la sortie de l’alimentation par plateaux. Même marronniers démunis.
Ici on joue sérieux. Tout à gauche. Le bureau des capitaines. On s’y sent grand. Les salles de bains sombres. Et le hangar à vélo. Cimetière et terrain vague pour les dissidents de la marche à pied.

École de première garde. Commandant Joachim du Bellay. En exercice de 1960 et des poussières à 2004. Ruines pouvant être visitées. Parking libre.