Heroic forfader en danois

Il s’appelait Hercule. Et en plus c’est vrai. C’était le père de la mère du père de la mère de la mère de ma grand-mère. C’était un héros. Un vrai. Hercule jonglait à Paris, dansait le tango et parlait couramment le danois. Il est né dans une famille de notaires à cravates. Hercule a voyagé. Il a fait rire. Il est monté sur des podiums. Il a volé dans le ciel de Russie et a nagé dans l’Antarctique. Il a rencontré une américaine – Betty – a eu 3 filles et un chien – Polly. Il est devenu professeur et a enseigné à des centaines d’élèves La Traviata et l’art des fonctions logarithmes non népériens. Sa première fille a décidé de faire le tour de l’Australie a 9 ans sur le dos de Polly. Il l’a suivi et s’est fait mordre par un kangourou. Il a alors attrapé la varicelle et y a survécu de justesse. En effet, entre temps, il a trouvé le remède en étudiant les bégonias avec un aborigène de 98 ans. Il a déposé un brevet puis l’a repris. À 50 ans passés, il est devenu Premier Ministre et a réformé la médecine psychologique des labradors. Il a gagné le Prix Nobel de littérature pour son ouvrage Quand je marcherais sur la Lune, je ne volerais pas, moi. À 60 ans, il a battu Armstrong au bilboquet. Il est mort en montant en haut d’un pin pour récupérer son chapeau. Il avait 88 ans. Polly a beaucoup pleuré. Hercule est resté un héros dans ma famille. La preuve : mon père est astronaute et ma mère australienne. On ne m’a jamais montré sa photo. Mais il parait qu’il ressemblait à Elvis en blond. J’aime bien cet Hercule. Et puis il parait que j’ai ses yeux. Comme il a beaucoup vu, j’attends de voir.