Teint, oral, l’UNSS gêne. (4, 2, 3, 1.)

Ce que je ne sais pas, s’il les aimait les chiens ou s’il détestait leurs oreilles en boules et leurs jeux dans le sable quand ils descendaient des camions sans avoir besoin d’ôter leurs chaussures, eux. S’il prenait ce sable et le frottait avec de l’eau de mer pour nettoyer les poils, les poêles, s’il avait peur des touaregs ou s’il pleurait en rêvant chaque nuit chaque veille d’un aigle grignotant sa foi. S’il caressait des têtes pour les couper sans se brûler.

Ce que je ne comprends pas l’huile entre les doigts de pieds et l’amour de sa semelle militaire, il lui suffirait sûrement juste de l’enlever la vieille botte pleine de fumets avariés pour y trouver son H bien moisi mais encore présentable après un petit tour dans l’eau salée.

Ce que je ne saisis pas l’espace qui le sépare les uns de ses autres et comment il danse sa difformité et se laisse tripoter par une foule de petits malins qui le réincorporent sans lui demander rien et il se retrouve étalé sur des murs mais toujours ne proteste limite il aime ça.

Ce que je vois mal son nez et sa moustache, par contre son œil de verre où loge depuis peu un ver(s) est si transparent que l’on devine les volutes racornies et figées comme une vieille écorce de son cerveau, matière trottinant à petit pas d’une vivacité organique à la sécheresse solide de circonvolutions confites dans et par le corps des petites bêtes qui la sucent.

Ce que je perçois sa douceur quand il caressait du métal, ses mains devenant liquides et souples.

Ce que je distingue toujours ses mains vides et venteuses cette fois qui fauchent et traversent les carnations irisées indociles d’une murène indigène farouche en plein jogging hivernal.

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