Vie mécanique

– S’imaginer à une autre époque, celle de la métallurgie de masse et des grandes innovations, des redingotes et des grandes déclarations.

– Voir avec des yeux plus terre à terre qu’ils sont repeints de neuf, que cette époque n’est pas l’onirisme lointain que l’on pense.

– Rêver à ces grandes branches de métal tendues vers le ciel que l’homme à toujours monté de plus en plus, comme pour gratter le Céleste de métal froid et sans sentiments, alors même que la poésie ne demande qu’à s’envoler sans supports autre que la seule voix, même murmurée.

– Sentir, la joue contre l’acier, la pulsation glacée de la vie mécanique et l’odeur de rouille dans nos nez, le goût de la peinture dans nos bouches.