Dita Kepler

Double, triple… Dita Kepler est une femme multiple, toujours en construction et déconstruction. Son arrière salle semble être un lieu de réflexion, symbole de sa pensée ? Assise, elle réfléchit à qui elle est, à ce qu’elle est, sans personne pour l’écouter ou lui parler. Elle semble seule et isolée. Elle est  dans l’arrière salle, dans la rue ou encore dans un corps. Un corps qu’elle ne parvient pas à quitter. Le sien ? Elle paraît pourtant déterminée à s’en échapper, à réussir (#réussie)…

 

Elle est attachée, influencée par son passé, le sien ou celui d’un autre : lui. Lui qui a écrit sur un carnet des mots passés, des mots anciens qui ne connaissent pas la modernité ou du moins la période actuelle. Est-ce lui dont elle suit le rêve ? Auquel elle veut avouer ses sentiments ? Peut-être… Lui c’est aussi potentiellement un de ses futurs personnages (mais peut-il devenir un personnage?). Il semble la préoccuper, penser à travers elle.

 

Dita Kepler semble nostalgique d’une époque révolue, oubliée, dont elle ne garde que des souvenirs vides. Elle doit tirer un trait sur tout ce qu’elle avait créé : ses lieux, ses vies inventées…

 

Elle pense aussi à demain, un demain compliqué, synonyme de bien des choses. L’absence d’un être, d’une maison ou d’un mur. « Demain » trouve dans sa tête de nombreux sens, de nombreuses directions.

 

Dita Kepler s’active à travers une longue liste de verbes d’action alignés. Elle paraît perpétuellement en mouvement et, en même temps, statique. Elle semble tiraillée entre pensée et action, entre son cerveau qui s’active et son corps qui reste figé.

 

 (Fanny Vignaud)