Dita Kepler

Incompréhensible… Vraiment troublant. Des mots qui apparaissent, disparaissent. Comme autant de pensées. Sentiments ? On s’y perd. Tellement. Tellement qu’on ne sait quoi en dire. Qui ? Quoi ? Pourquoi ? Quand ? Tout se mélange, tout s’embrouille juste pour un « comment ? ». C’est peut-être ça au fond le plus important. Les mots en eux même, ce qu’ils racontent, ont s’en moque. Ce brouillage total, fait exprès on le sait, on s’en fiche. De toutes ces questions au fond… on s’en fou. La seule qui compte c’est peut-être celle-là : ce fameux « comment ? ». C’est là tout l’intérêt. Il me semble. À moins que… Peut-être pas. Ce n’est pas clair. Ce n’était pas clair. Ça ne l’est toujours pas. Je ne me souviens pas. Une histoire de scène, de coulisses. Un théâtre ? Un théâtre, oui, c’est le cas de le dire, du grand n’importe quoi. Un « lui » par ci par là. Ah ! C’est toute la question. C’est toute la question quand on s’intéresse au fond. Mais comme on y est vite perdu, embrouillé, retourné, en même temps que les mots, on fini par abandonner. Et on revient au « comment ? ». Sous forme d’épisodes, de liens, de disparitions et tout ce qui va avec. Une fois encore on voudrait savoir pourquoi. Mais comme c’est plus simple d’y répondre, on se contentera du « comment ? ».

(Laura Helaine)