Dita Kepler

Les phrases ont défilé, elles se sont succédées, elles ont raconté une
histoire, l’histoire de Dita Kepler. Des mots sont apparus et en ont
laissé d’autres apparaître. Ils ont raconté Dita Kepler. Des épisodes
d’elle, des fragments d’elle nous ont été dévoilé. Les phrases bougeaient
avec elle, elles tombaient, les phrases tombaient, elle parlait, les
phrases parlaient… La vitesse du récit, l’animation des actions nous ont
transporté, puis, une fois arrêté, le récit de son histoire avait disparu.
Des bribes de souvenirs, certains mots sont restés, mais la dynamique nous
a plus marqué.
La vitesse à sûrement voulu traduire une certaine hâte, un certain
empressement, ne nous laissant même pas terminer les phrases. Les mots
sont venus comme un essoufflement, comme un empressement, les mots ont été
intuitifs, spontanés. Les mots nous ont retransmis une émotion dans
l’instantanéité, seule l’émotion est restée avec une profusion de termes
mis en pêle-mêle.

 

(Clémence Guihard)