Voyage initiatique dans une ville mystique.

Pas à pas, j’avance avec sérénité, sous un regard plein de sévérité.
Avec dédain, il m’emprisonne de son œil cyclopéen.
Mais malgré ces hostilités, il m’offre l’hospitalité.

Je ne puis plus longtemps y demeurer.
Que la fille de Déméter retourne à la terre.
Je ne saurais tarder l’y retrouver.

Mes pas me guident à travers la forêt, ignorant les regrets.
Je ne m’attarde sous le couvert de ses abysses, de crainte d’y croiser Artémis.
Sans l’inquiéter, j’arrive sur les rives d’une rivière décharnée.

Elle puise la vie par la plante de son pied,en cette marre où elle est née.
Dans un élan de désespoir, elle se laisse boire, sous le murmure des Moires.
Puis elle dénude sa timidité, laissant apparaître une jambe élancée.

Mais les larmes n’ont cessé de couler, la pluie est tombée, les gouttes se sont accumulées.
Devant moi, antre du démon ou salvation, s’étend l’Achéron.
La route est fermée, noyée à jamais, je ne puis plus avancer.