Du point de vue de Google

Départ : 2000 km/cm, Google Map
Arrivée : 20 m/cm, Google Map

 Au départ, l’adresse préalablement entrée dans la barre de recherche n’est qu’un point rose A sur un fin trait vert sombre, perdu dans l’immensité bleue de la planète Terre. Premier clic. Le point A se trouve toujours sur ce ridicule trait vert, plus grand cependant et dont on distingue plus de détails. Celui-ci est séparé d’une grande masse verte par le bleu intense d’une mer profonde. Deuxième, troisième clics. Le trait vert prend l’allure d’une île, une grande île découpée en différents morceaux par des pointillés blancs. Cette île porte même un nom : Japan. Au pied du point A se découpe un petit carré aux contours plus épais. Quatrième clic. On distingue maintenant le nom des différentes régions du pays. Cinquième, sixième, septième clics. La toponymie augmente et on voit apparaître les plus grands axes routiers. La zone sous le point A reste floue mais on peut de plus en plus distinguer une masse grise entourée de vert. Huitième clic. De grandes rues apparaissent, nous entrons dans la zone aux contours noirs et pointillés blancs. Neuvième clic. Des noms, écrits dans un langage que je ne lis pas, apparaissent et nous nous rapprochons de la zone grise, virant au rose pale, où se situe le point A. Dixième, onzième clics. Les noms se multiplient, les rues sont toutes visibles, et le quadrillage de la ville se dessine. Douzième, treizième clics. On aperçoit distinctement de tout petits bâtiments, comme lorsque l’on regarde une maquette. Quatorzième clic. Les maisons sont floues, grises et les images semblent vieillottes. Quinzième clic. Dernier clic. Impossibilité de se rapprocher plus. Ville qui semble tout à fait banale : des quartiers, des maisons, des rues, des voitures, de grands bâtiments non-identifiés. Quelle est cette ville ? Fukushima.