Comment résumer l’atelier ?

Il faut avant tout que je prenne le temps de trouver de belles phrases, bien formulées comme il faut – faudrait pas qu’ils pensent que ça m’a abruti. Une relecture lente et attentive s’impose… Je jure de dire la vérité. Mais comment faire ? ZOOM. ZOOM. ZOOM. ZOOM. Il faut maintenant me jeter dans l’eau !

 

 

Un atelier d’écriture est un lieu plein de mystères, de choses à découvrir… Pouvons nous dire que c’est une tâche d’encre bleue s’écoulant d’une cartouche noire posée sur une nappe blanche ?L’atelier Poïeo, c’est un endroit, un léger point quelque part sur la Terre, où deux univers semblables et pourtant différents se croisent : l’écriture et Internet.

 

Pour y accéder, plusieurs moyens sont possibles. De ligne en ligne, de mots en mots, d’exercices en exercices, de ruelle en ruelle, j’atteindrais peut-être l’inspiration, la petite fontaine au centre de la petite place. Mots ou phrases peuvent aussi amener à des images, des hyperliens, des sites web (autrement dit, d’autres petites ruelles)…

 

L’inspiration, fille de Déméter retournant à la terre, c’est juste une ombre pour qui prénoms riment avec personnages, chaque mot en rejoint un autre et les connexions se font. Je sens son souffle sur ma nuque, froide brise éphémère, qui, en un instant, me glace et me désespère mais, en même temps, j’espère. Il me faut donc me rendre à l’évidence : c’est à l’intérieur de mon cœur que se cachent ces fragments de bonheur, enfouis profondément, dans cette boîte magique qui protège les rêves merveilleux, nécessaires à notre vie et à notre progression vers le futur. L’illusion du parfait, le parfait de l’illusion.

 

Mais, un atelier c’est aussi être plusieurs, être ailleurs que chez soi. C’est être assis dans une salle de cours mais marcher à travers les rues, explorer les routes… L’atelier, c’est quelque chose de vivant. On entre dans le même bâtiment, on se perd quelque part entre le rez-de-chaussée et le deuxième étage, on choisit de continuer à marcher, à déambuler, parmi les différents couloirs aux sols au parquet gris. Enfin, on y arrive, dans une même pièce mais différente avec des murs bleus, et non jaunes, et un sol en gravier, mais beige et non gris. C’est la beauté de voir différemment l’identique. Et des fois, on dérape : une célèbre dinde du quartier, Brad Pitt qui tient une boucherie, un poulet qui traverse une poule, des questions qui ne veulent rien dire, une pancarte « Attention : Rincer bottes en caoutchouc »… La peur du ridicule ? On s’en fout, on ne connaît pas !

 

 

L’atelier d’écriture numérique ? C’est une énigme…