J’habite partout

J’habite à Pouzauges. J’habite à la Coudre de Pouzauges plus précisément. J’habite une belle maison, qui a plus de 100 ans, avec des volets bleu lavande. J’habite entre un champ et une auberge, où il n’y a jamais personne d’ailleurs. J’habite à environ 1 km après le panneau de sortie de ville, et le panneau annonçant que « Pouzauges est une ville fleurie ». J’habite près de deux moulins à vent, qui ne fonctionnent plus. J’habite à 5 minutes du Collège Antoine de Saint Exupéry et à 2 minutes du Bois de la Folie. J’habite près du Château de Pouzauges, ou du moins ce qu’il en reste, c’est-à-dire seulement un donjon. J’habite dans cette ville depuis 10 ans, et commence à connaître les côtes et les descentes, celles par lesquelles votre moniteur de conduite se fera un malin plaisir de vous faire emprunter.

J’habitais la Chapelle-Palluau, où j’ai testé un peu tous les quartiers. J’habitais dans ce village un peu perdu entre Palluau, Aizenay et Apremont. J’habitais dans un lotissement, la dernière maison où j’ai vécu dans ce village était une maison qui avait été copiée puis collée tout le long d’une rue. J’habitais près de l’école pour y aller à pieds, et aussi près de l’Église. J’habitais près du stade de foot et de la salle de fête, en fait à la Chapelle-Palluau, tout le monde habite près de tout ça. J’habitais dans ce village qui fait à peine la taille d’un arrondissement de Paris.

J’ai habité à Vouvant. J’habitais dans un de ces petits quartiers d’artistes, car tout le monde ou presque est un artiste à Vouvant. J’habitais dans une maison blanche, avec une porte à l’étage qui menait dans le vide. J’habitais dans une rue reliant la Tour Mélusine et les rives de La Mère (on peut dire que j’habitais au bord de la mer). J’habitais dans une rue parallèle à la place de l’Église, pas loin de l’école primaire.

J’habite à La Roche-sur-Yon, bon pas exactement à La Roche-sur-Yon puisque officiellement mon adresse est aux Clouzeaux. J’habite à 2 km de la sortie du panneau de sortie, mais à 15 minutes de la Place Napoléon. J’habite dans un appartement, situé au sous-sol d’une maison. J’habite en face d’un champ, traversé par une ligne de chemin de fer. J’habite dans un quartier où presque tout le monde à un camping-car.