Pensées et maisons voyageuses.

J’habite dans une grande maison, à la Limouzinière. C’est une petite commune, située entre le lac de Grand Lieu et la frontière Vendéenne. J’y vis depuis mes sept ans environ. Pour être plus précise, je vis dans un village, très près de la route qui rallie le centre de la Limouzinière et Saint-philbert-de-grand-Lieu. La vie dans mon village est paisible, parfois un peu trop. La nature y est libre, contrairement aux villes qui paraissent si lointaines. Notre jardin est de plus en plus rempli. Quand j’étais petite, je pouvais y courir comme si c’était une gigantesque plaine. Maintenant c’est plus difficile. Il y a des rochers, la piscine, la serre et les arbres fruitiers. Il y a aussi la terrasse, avec à côté notre jacuzzi en construction depuis minimum deux ans. J’aime me ressourcer chez moi. C’est le lieu où je me sens le mieux, enfin surtout quand je passe un agréable moment avec mes parents.Ma maison à un étage. En haut c’est la salle de bain et les chambres, une pour mes parents, une pour mon frère et une pour moi. Ma chambre est la seule qui donne sur notre grand jardin, où mon père a creusé la grande piscine de ses mains (enfin, avec des machines aussi, mais pas que). Le rez-de-chaussée est plus vaste. Nous y avons : le garage ou l’on pourrait mettre deux voitures ; notre deuxième salle de bain ; la salle de jeu pour les enfants que ma mère garde, avec les toilettes, une future chambre pour mes parents qui sert de débarras ; le bar avec les papiers de travail de mon père et l’apéritif ; le salon divisé en deux, avec le côté télé/cheminée, puis la grande table pour les invités ; et enfin, la cuisine et l’arrière-cuisine.

J’habite dans un plus petite maison, à Saint-philbert-de-Bouaine. C’est aussi la maison de mes grands-parents maternels. Depuis 3 mois, je partage un peu de leur quotidien. Cette maison est dans une commune aussi petite que La Limouzinière. La vie y est aussi paisible que chez mes parents, mais je m’y sens moins bien. Cette maison à un grand parking, c’est sans doute le plus grand pour une maison de cette commune, puisque les gens pensent tous qu’ils peuvent s’y garer ! Mais ce n’est pas le cas. Derrière ce parking, il y à une pelouse moyenne, un garage pour une voiture, un garage pour bricoler, un jardin pour les légumes. Quand on rentre dans la maison, on entre dans la cuisine, comme chez mes parents. Mais cette cuisine est plus petite, ça la rend plus chaleureuse. Il y a aussi les toilettes, le débarras, et un salon avec la télé, les deux canapés et le bureau sur lequel est posé leur ordinateur. Les chambres et la salle de bain sont à l’étage. Il y à quatre chambre, dont une qui ne sert plus, une autre pour mes grands-parents, une qui sert occasionnellement à mon frère et la dernière ou je dors. Cette fois, je suis côté route, mais il n’y a pas trop de voitures, donc c’est assez calme.

J’habite une autre maison qui paraît très petite, une maison qui bouge toujours avec moi. Je peux y entrer quand je le souhaite. Je peux m’y ressourcer. Cette maison me définie, je me définis par cette maison. Elle contient ma vie, des lieux inconnus mais chéris. Il y a Carnac en Bretagne, avec sa plage et sa nature ; il y a Nairobi, au Kenya, avec ses parcs et ses grandes étendues solitaires ; il y a Bombay, en Inde, et sa culture magique ; il y a le Machu Picchu, et ses montagnes splendides ; il y a Palerme en Sicile, et son histoire passionnante. Il y a plein de lieux dans cette maison. Il y en a même des étranges, connus de moi seule, comme Uriah, cette ville d’une planète étrangère si curieuse ; il y à aussi une plaine, où des personnages défilent au fil de mes loisirs. Cette maison est aussi importante que la première. Cette maison n’est accessible que si je l’ouvre à des personnes de confiance. Cette maison, c’est mon jardin secret, le lieu de liberté pour mon imagination si demandeuse de liberté. Une liberté qui la rend bavarde, très bavarde, peut-être trop. Reste à savoir qui peut entrer dans cette maison si hermétique, si unique. Car cette maison, c’est ma réflexion, ma pensée, ma liberté…