Collaboration, transformation, appropriation

Qui a décidé pour moi ?
MOI. C’est toujours moi. Je n’ai pas besoin de m’arrêter. STOP. A environ 50 mètres – Le bonheur est une route qui ne se finit jamais. L’alternative ? Continuer tout droit pendant environ deux-cent mètres avant de tourner à gauche. Je tourne franchement à droite. La route de gauche, où peut-elle bien mener ? Je ne me souviens pas… Je ne me souviens plus… personne ne s’en souvient plus. Panneau de signalisation : interdit de tourner à gauche. Et toujours pas de panneau publicitaire.
S’arrêter, prendre le temps de souffler, d’admirer, se poser. Mon chemin mène à ces différentes vignes. Nous ne restons jamais bien longtemps au même endroit.
Ce que je peux dire c’’est qu’’attendre c’’est bien trop long. « Your argument is invalid ».
Une histoire qui disparaît : elle est grande et vieille. J’ai répondu au moins. Rien de spécial, pourtant.
Puis sur une longue ligne droite plus rien: l’endroit vers lequel j’habite. Il faudrait aussi mentionner les voyages qu’elle a déjà eu l’occasion de faire. Léon fréquente une allemande. Penser qu’’il reste du chemin à parcourir. Direction : Jarnac, où l’on trouve les magasins basiques mais nécessaires. Cet endroit m’énerve, La Roche-sur-Yon. Ce que je regrette c’est la façon dont tu as traité ces souvenirs – un souvenir qui resurgira dans un futur proche –  on peut y lire : « Pas moyen de le faire taire celui-là. C’est comme ça depuis la nuit des temps ». Un jour de nuit, un jour de pluie. C’est alors que j’’ai sombré. Dans la nuit. Que l’’oubli m’’a englouti. Je me suis noyée. Dans la pluie. Je ne me souviens plus… Je ne savais pas encore que j’existais. Je suis un élément. Un élément d’une liste très organisée. Suspendue verticalement à des conventions tacites et à un chemin tout tracé. J’en ai eu le vertige. Je me suis alignée, horizontalement. Et puis si on cherche un peu, on tombe aussi au même endroit mais de l’autre côté de la route.