Le chemin du bonheur

Je n’ai pas besoin de m’arrêter. Pourtant, il y a un STOP a environ 50 mètres. La chose dont il faut se souvenir, c’est que le bonheur est une route qui ne se finit jamais, et elle va tout droit. Il faut continuer tout droit pendant environ deux-cent mètres, avant de tourner à gauche. Je tourne ensuite franchement à droite. Cette route à gauche, où peut-elle bien mener ? Je ne me souviens pas… Je ne me souviens plus … personne ne s’en souvient plus.

Panneau de signalisation : interdit de tourner à gauche. read more

Pour aller au lycée je …

Je mets la clef dans le contact, je la tourne et le moteur commence tranquillement à ronronner. Je passe la première et j’enlève le frein à main. Je roule doucement pour sortir du terrain et pour ne pas abîmer les rétroviseurs entre la moitié du portail blanc qui se trouve sur ma gauche, et la haie sur la droite. Je sors tout en regardant bien à gauche pour voir si les voisins n’auraient pas par hasard, l’idée de sortir en même temps que moi. Puis je m’arrête au bord du trottoir, je regarde bien à droite et à gauche avant de m’engager sur la route. Au niveau de la MFR il y a un passage piéton, mais personne ne traverse jamais. Après l’entreprise Chauvat, quelques mètres plus loin, il y en a un autre, mais toujours personne. J’arrive au bout de la rue et cette fois je passe derrière la panneau publicitaire et m’insère à droite, au niveau du cédez le passage. Je regarde bien à gauche évidemment mais bien souvent je n’ai pas besoin de m’arrêter. Puis je continue sur la droite pour arriver au rond point. Regard à gauche ; personne ; direction deuxième sortie, c’est-à-dire tout droit. Ensuite il faut continuer tout droit pendant environ deux-cent mètres avant de tourner à gauche pour rejoindre la cantine du lycée un peu plus loin. Bien sûr je fais attention au passage piéton qui se trouve entre les deux barrières jaunes de chaque côtés de la route puis je dépasse cette cantine pour finalement tourner à droite pour arriver à ma destination finale : le lycée. read more

Pour aller au lycée je …

Je mets mes chaussures, je sors de chez moi et je ferme la porte du garage à clef. Je commence à marcher pour sortir du terrain en passant entre la moitié du portail blanc qui se trouve sur ma gauche, et la haie sur la droite. Un ou deux mètres après avoir dépasser le portail, je jette un coup d’œil à droite pour regarder le panneau électronique de chez Béliard Matériaux, qui m’indique l’heure, la date, et la température du jour. Je traverse directement la route pour me placer sur le trottoir d’en face s’il n’y a pas de voitures, sinon j’attends un peu plus loin. Une dizaine de mètres plus loin, je tourne la tête à gauche pour admirer l’entrée de la MFR. Il y a d’ailleurs souvent des gens le matin qui fument devant le grand portail vert. En continuant mon chemin je peux voir l’usine Chauvat qui construit des portes et certains de ses employés de si bon matin. Au niveau du parking de cette entreprise, il y a d’énormes bennes où on panneau est accroché dessus. On peut y lire : Location de bennes, avec le dessin du castor recyclage paprec. Je continue pour arriver au bout de mon interminable rue où se trouve un panneau publicitaire qui fait souvent la promotion d’un film sortit dans notre minuscule cinéma d’une seule salle. Je tourne à droite avant ce panneau et je longe le skate park muni d’une rampe ou deux et d’un banc. En face de ce terrain se trouve le sporting, la salle de sport avec un terrain de basket en extérieur. Un peu plus loin je tourne à gauche pour m’engouffrer dans une petite rue un peu à l’écart et peu fréquentée, à part par les piétons, et comme toujours je baisse la tête de peur de me prendre le panneau qui indique un cédez le passage. Encore quelques mètres et je passe entre de petites barrières blanches qui servent à empêcher les voitures de passer. Ensuite je tourne à gauche et je passe à côté de la cantine. Puis je descends par la cour du collège pour enfin arriver dans la cour du lycée. read more

Mon humble demeure

J’habite dans une maison située à l’extrémité Nord-Ouest d’un petit village de campagne nommé Beaupréau. Autour de cette généreuse bâtisse, on peut remarquer de nombreux champs, parfois surplombés de ces mammifères qu’on prénomme : vaches.
J’habite à quelques pas seulement d’une MFR dont j’avais la joie de voir les membres chaque matins lorsque je me rendais à mon lycée à pied. Lycée qui se situe à 1,5 km de ma maison, autrement dit 20 minutes à pied, 7 minutes en vélo, et 4 minutes en voiture.
J’habite dans ce petit village proche de tous commerces. Dans le centre, il y a une boulangerie, en face, la pharmacie l’observe toute la journée. Du côté droit de la pharmacie se trouve la boucherie. À droite de la boulangerie une rue descend jusqu’à l’hippodrome (le vrai mais également celui d’entraînement), depuis lequel on peut admirer la piscine ainsi que le stade plutôt de foot. À droite de la pharmacie on trouve un petit parking, où parfois, on peut y trouver un petit marché. Dans la rue montante en face de la boulangerie se trouve une bijouterie, une librairie, ainsi qu’un magasin de vêtements pour enfants. Si on remonte suffisamment on peut tomber nez à nez avec la mairie. Dans le grande rue parallèle se trouve un bar, un magasin de chaussure, et un de lingerie.
J’habite plutôt loin des supermarchés car ils se trouvent à l’opposé de là où je loge, mais quand je m’y rends, je rentre obligatoirement dans le gémo qui est à quelques mètres du Super U.
J’habite comme on aime à le dire, dans la capitale des Mauges. read more

La dame victorienne

Johanna serait le nom d’une grande dame de la cour victorienne, qui aurait été élevée par sa nourrice jusqu’à l’âge de neuf ans puis aurait été confiée dans un couvent. Quand elle pu enfin sortir de cet endroit clos, ce fut pour son mariage. À l’âge de 13 ans. Tout à fait banal. Mère à 14 ans elle aurait résumé sa vie à son fils qui devint tout pour elle. Elle ne se serait pas souciée des conditions de travail des pauvres enfants qui devaient aller se tuer à la tâche dans les manufactures anglaises, pas plus que de la guerre dans le monde, mais elle aurait pris grand soin de ses fleurs ainsi que de ses chats, car ils étaient les seuls à pouvoir canaliser ses émotions, émotions trop fortes parfois quand elle n’avait pas ce qu’elle désirait ou quand elle était contrariée, autant dire souvent car elle aurait régulièrement eu des sautes d’humeurs qui pouvaient se conclure par des crises d’angoisses, mais heureusement que son fils et ses chats étaient là. Par dessous tout, elle possédait un esprit sain en apparence mais relativement dérangé en réalité – chose qu’elle cachait à la perfection – car il lui serait régulièrement arrivé d’avoir des envies sanguinaires, mais elle s’évanouissait à la vue du sang, quand son mari était là, car il aimait les femmes faibles et dépendantes, qui ne faisaient qu’accroître sa puissance. Quand elle vieillit, elle aurait pris goût à autre chose que ses chats et son fils: les livres, lui procuraient un réel plaisir infini, sans fin, sans interruption, incessant ! car elle pouvait enfin s’évader et retrouver des opinions qu’étaient les siennes venant d’autres personnes, ce qui l’aurait un peu consolée quand-même, car elle avait peur des fois d’être trop différente des autres.
Enfin, Johanna mourut maladroitement un jour d’automne, alors que les cerisiers étaient sans doute encore en fleurs, mais ce n’est pas sûr, personne ne s’en souvient plus. read more