Ensemble, mais séparés

Pour elle, les prénoms rimaient avec des personnages. Je jure de dire la vérité : je préfère attendre  mes rêves. C’est à l’intérieur de mon cœur que se cachent ces  fragments de bonheur, dans cette boîte du marchand de sable, qui  protège les rêves merveilleux. En quoi cela fait peur ? Le marchand de sable. Deux univers semblables et pourtant différents se croisent à ses portes. Mais il n’était plus là. Plus à mes côtés. Je pense que lui aussi m’a cherché.  Ce qui est sûr, c’est qu’il s’est perdu. Menteuse, retourne sur Terre. La Terre. J’aime bien l’hiver. L’eau est froide. Tout est pourtant si vivant. Pire que l’amour, ce pays des merveilles. Pour accéder à ce lieu, plusieurs moyens sont possibles. Mais il s’est produit un événement qui fait peur. Il est arrivé dans l’au-delà, qui en un instant glace et désespère. C’était juste une ombre, une tâche d’encre bleue. Une illusion.  Pour lui rendre hommage, une petite phrase solitaire.

Un passage

Il fait sombre. Pas comme la nuit. Sombre, mais assez clair pour que l’on voit. C’est juste une ombre. Pour être exact, plus on avance, plus il fait sombre. Mais au bout de quelques mètres, plus on avance, et moins il fait sombre. Il faut avancer d’une dizaine de mètres pour que ça s’assombrisse. Puis une autre dizaine de mètre pour que se retrouver complètement dans la lumière.

Les voitures passent. Au dessus. On en entend le vrombissement et le passage. Ça résonne, il y a de l’échos.Les voitures passent, à côté. Sur une rue à sens unique. Pas très large. Vraiment juste de quoi faire passer une voiture. D’un côté, elle est bordée par un mur de béton, gris et terne. De l’eau en suinte légèrement. Elle donne un aspect brillant à se surface. Elle goutte sur le bitume plus sombre de la route. Enfin pas tout de suite. Avant, elle tombe sur les petites touffes d’herbes éparses qui crève la croûte goudronneuse. Il y a d’autres touffes d’herbe. Pas au centre de la route. De l’autre côté de la rue. Sous une barrière de métal d’une gris froid. Le genre de barrière qu’on trouve en bord de route, ou sur les autoroutes, qui délimitent la route. Les touffes d’herbes forment aussi une petite barrière. Une barrière entre le goudron gris, presque noir, et la terre caillouteuse d’un petit chemin. read more

Voyage initiatique dans une ville mystique.

Pas à pas, j’avance avec sérénité, sous un regard plein de sévérité.
Avec dédain, il m’emprisonne de son œil cyclopéen.
Mais malgré ces hostilités, il m’offre l’hospitalité.

Je ne puis plus longtemps y demeurer.
Que la fille de Déméter retourne à la terre.
Je ne saurais tarder l’y retrouver.

Mes pas me guident à travers la forêt, ignorant les regrets.
Je ne m’attarde sous le couvert de ses abysses, de crainte d’y croiser Artémis.
Sans l’inquiéter, j’arrive sur les rives d’une rivière décharnée. read more

Charmante Chamarande

Chère Madame,

 je vous envoie la carte qui me reste de Chamarande qui n’a d’intérêt que comme paysage car un superbe sophora cache en grande partie les détails du château au premier plan un petit lac formé par la rivière la Juine qui traverse la parc (par Le Nôtre).

à vous bien cordialement, et bons souvenirs à tous les autres

B. Blemont

Montagne vertigineuse de vert, qui pointe sa cime vers les cieux bleus.
C’est un voyage nébuleux et gracieux,
qu’il faut entreprendre avec augure. read more

La vie des autres.

Il est des gens que l’on rencontre sans jamais les voir, où il faut suivre des liens pour mieux les savoir.
Certains nous mènent au fil de leur vie en nous prenant par la main, tels de grands enfants. D’autres sèment non pas le fil d’Ariane mais l’herbe des fées, nous perdant et nous emmenant dans des chemins qui n’ont ni sens ni fin.

Pourtant, nous nous abîmons dans ces sentiers, sans certitudes d’un jour nous en tirer, pour démêler le faux du vrai.

L’une hésite. Cela peut se comprendre, se décrire n’est pas facile. Elle souhaite faciliter notre compréhension de ses mots, et pour s’en assurer, nous donne un cours de conjugaison. Aimable attention, mais qui fausse l’orientation. Pourtant, Chloé, car tel est son nom, semble des plus attentionnées et pleine de bonne volonté. Hélas, trois fois hélas, voici qu’elle nous sème à nouveau dans le dédale d’une place virtuelle, où tant de personnes passent et repassent, hèlent, échangent, bavardent, se montrent, qu’il est difficile de l’y retrouver. Nous rencontrons néanmoins une de ses amies, de marque il faut le dire : la très célèbre Jasmine, qui tient le rôle principale dans une oeuvre tout aussi célèbre de M. Disney.
Mais alors que la foule s’amassent autour d’écrans déroulant des flots d’images et de vidéos de soirée, toutes à l’image de notre humble guide, où d’un match de foot commenté par le reporter de L’Equipe, voici qu’un étrange indice nous ramène sur sa piste épique. Tel le Petit Poucet, elle a semé un défilé de douceurs sucrées. Nous la retrouvons, élève studieuse, dans un salle de classe, écoutant avec attention un cours plus qu’intéressant et essentiel, mené par un professeur respectable et réputé. Mais alors que nous tentons de la suivre, voici que les portes se ferment. Elles semblent être entrée dans une successions de jardins secrets, auxquels toutes personnes étrangères ne peut espérer accéder.
Aussi l’attendons nous, attendons qu’elle sorte. Et voici que surgit, sous nos yeux éblouis, la vénus de tous nos fantasmes. La célébrité incarnée: potins people, son nom scintillant dans le haut des affiches, comme une étoile dans le firmament des âmes aimées et vénérées… couverture aguicheuse d’un livre trompeur, sirène couverte du sang de ses adorateurs. read more

Le silence de Dita m’a égaré

Une femme. Dita. Dita Kepler. Encore, encore, et toujours elle.
Qui revient, qui fuit, qui court, qui revient.

Elle nous échappe sans cesse, pour toujours mieux nous revenir.
Elle s’envole comme un souffle, une brise, par la vitre, dans la rue. Sur le pont.

Cela s’en va. Chassé. Balayé. Envolé. Arraché. Démembré.Effacé.

Cela revient. Attiré. Déposé. Jeté. Surligné. Rassemblé. Réordonné.

Chute littéraire, cascade de mot, pluie de lettres, rebond d’un nom.
Remonter pour mieux retomber. read more

Je me suis perdue dans les mots

Répartition, partition, révolution, réflexion, passion, interaction. Enfin une pause

L’évêque lui a remis l’hostie, elle n’en reste pas moins sérieuse du poids de sa propre vie. Oui c’est une vagabonde.

Mon rêve s’est brisé où l’individu habite le monde, cet endroit clos.

Je me suis noyée dans le neutre, comme une grande enfant mythique.

Je ne m’approche plus, les plaignant de leur petitesse d’esprit. Les autres. De toute façon, des années en arrière, les premières notes orchestrées étaient comptées. read more

Poésie de l’église primitive

1- Le rite d’initiation est le baptême, qui confère le don de l’Esprit
La nature. L’universalité. Forgés par les romantiques.

Hugo définit les temps primitifs : « La première parole de l’homme n’est qu’un hymne : la prière est toute sa religion, l’ode est toute sa poésie.»

On désigne l’opéra, promène son cœur ensanglanté.

2- C’est à la maison qu’ils rompaient le pain et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur
Une présence forte, d’abord lié à la poésie personnelle¸ dont il reste trace dans la prière et le cantique,
toutes deux chargées de représenter des actions. read more

Le déroulement du temps écrit son histoire

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Roulement et déroulement   Un fil que l’on déroule,   Une roue, qui à chaque
lent et monotone,                  que l’on tend et              passage laisse son
éphémère et éternel,            que l’on fragmente,       empreinte peinte
temps qui                              le long d’une roue         sur les murs du monde
s’emmêle et se démêle        aux bras étendus          tel une main qui sonde
tel un fil étendu                      à la rotation infinie,        le cœur des êtres
entre deux points irréels,      telle une complainte      et le fond des choses
deux confins intemporels.     criée à la vie.                pour écrire son histoire read more

Les rives du temps

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–          Vieillir, voir le temps passer, défiler, s’écouler, ralentir, s’accélérer, s’étendre et se réduire, courant sans fin, mais jamais sans périr.

–          S’arrêter, prendre le temps de souffler, d’admirer, se poser. Voir les feuilles tomber sur l’automne, lentes et atones, en une pluie sèche et colorée, colorant le sol de leurs couleurs d’or et de feu, miroir sans teint du ciel gris, auquel il sourit.

–          Coule, la vie coule, et je coule sur ces ailes, plume éphémère, qui se détache et volète, désespère d’atterrir un jour, choc sourd, sur la mer, après tant de temps passer dans les airs. Peur d’être englouti par la vague, vague sentiment de joie, avant qu’elle ne se noie. read more