Les phares étaient éteints

La fumée d’une cigarette s’échappe du cendrier plein. Le volant est légèrement dégoutant, y repose des restes de nourriture, et le siège sur lequel je suis assise est tâché par du Coca. Sur l’autoradio, les noms de musique défilent, toujours les mêmes, je vois qu’il ouvre la bouche pour chanter.

Le paysage ressemble à tous les autres mais il est vu à travers un pare-brise sale. Il y a un cygne dans la Loire, des arbres sur la droite, rien de précis à distinguer. L’herbe est jaunie sous les roues. read more

Il était Midizan à Mimizan

Il était entre huit heures cinq et midi trente, mais je ne sais plus exactement s’il était plus huit heures cinq ou plus midi trente. Toute l’histoire reposait là-dessus pourtant, c’est bien embêtant.

Lorsque je suis descendu du train, avenue de la gare, il était trop tôt, il me semble, pour se baigner. Ce qui m’amène à penser qu’il était huit heures cinq.

J’avais envie de manger mais je me rappelle aussi m’être fait la réflexion qu’il était un peu tard, il me semble, pour un petit déjeuner. Ce qui m’amène à penser qu’il était midi trente. read more

« C’est folie d’entreprendre plus qu’on ne peut » (Sophocle)

1_ Elle voulait tout. Sans plus attendre. Ne cherchait pas à comprendre, ne connaissait pas le bon sens, la réflexion. Il y avait ses pulsions, ses besoins qu’elle ne contrôlait pas. Comme si sa vie en dépendait : elle n’a pas hésité. Elle a bravé le danger, franchi l’interdit. Nulle peur elle n’avait, puisque mourir lui était égal. Mourir plutôt que de vivre dans la souffrance, mourir plutôt que de ne pas avoir ce que l’on désirait. L’enfer, elle irait s’il le fallait ! Mais jamais elle ne renoncerai…
Ainsi étaient les pensées de la biche Gonanti, alors qu’elle gambadait en terres interdites à la recherche d’une feuille de chêne. read more

« Ils se sont parlés »

Une pou(pas)belle

Chéri,

_Ce matin, avant d’aller au boulot, j’ai eu la bonne surprise de tomber sur ça. J’hésitais entre remercier le chien ou toi, finalement je t’ai choisi, sois-en ravi. Je te donne approximativement 8 heures pour tout nettoyer. J’emmène ta collection de Pez avec moi, tu ne la retrouveras qu’à condition que moi-même je revois ma terrasse intacte. Regarde bien leur visage effrayé, qu’ils t’émeuvent jusqu’à ce que tu trouves le courage de passer le balai. read more

Internet et le temps passe vite…

Enfin, j’ai allumé mon ordinateur. Il était 18 h 30, je venais de passer deux heures devant en cours de PAO, deux heures devant en cours de bureautique, mais je l’ai allumé quand même. Comme d’habitude, internet a planté, j’ai grogné, rallumé la box, ça a marché. J’étais contente mais je ne savais pas pourquoi. Je n’avais rien de spécial à faire mais, comme d’habitude, ça allait me prendre encore 3 h, ce rien de spécial.

Je décide de commencer par faire le tour de mes marque-pages, un par un. Le premier c’est Webmail, et cette messagerie est toujours pleine de messages inutiles. Peut-être qu’il y en a un d’important là-dedans mais on ne le voit pas, on le supprime avec les autres, tant pis. read more

« je » est « elle »

Elle s’appelle Laura. Rien d’original en somme.
Elle vit dans le Loir-et-Cher entre un immeuble et un château. Plus dans l’immeuble.
Elle a passé son Bac L au Lycée François Villon, a étudié François Villon en licence une et deux de Lettres. Avant d’abandonner François Villon, définitivement.
C’est en Vendée qu’elle vit à présent, entre un immeuble et un château. Rien ne change, au fond.