Écriture-mots-liés

On parle d’amour, d’amour en anglais, biographie peuplée de chatons que ce long cours tranquille suivi par l’amour. La crise, on en fait la description à l’Ecole, durant l’Enfance. Exercice de Famille difficile s’il en est que de grandir entouré d’une généalogie comportant un Général Instin, des adeptes de la géographie et peut-être même Harry Potter.

Mais cette Histoire parle d’identité, d’Imagination, telle celle qui peuple internet, à coup de labradors de couleurs variés, dans les labyrinthes d’images étranges. Les Liens hypertextes permettent la réalisation d’une liste inattendue de suite de mots, sans queue ni tête. Prenez garde, MARLA ment. Le Mensonge Numérique est diiffusé sur tout Ordinateu. read more

Lyrisme éventé en religion mineur

le lyrisme est une notion romantique, et donc anachronique, remontant à la tripartition entre poésie épique.

Ce type d’écriture est forcément du domaine du ressenti, et donc automatiquement ne va pas rester dans le neutre. Ainsi, les passions s’entremêlent dans ce virtuelle et fictif réservoir de pulsions refoulées. On peut tout de même trouver un certains calme, un statu quo, mais ce climat de plénitude et de serénéité n’est qu’illusion cachant la fougue de cette écriture. read more

L’ivresse des profondeurs

La première fois que je l’ai vu, je me suis noyée. Noyée dans ses yeux, noyée dans la couleur de sa tunique, noyée dans la ville.

Je l’ai croisé devant le parc. Endroit banale et vide, où les feuilles mortes créent des vagues de tristesse toute l’année, abandonnées par la ville. Je suis tombée dans ses yeux, au milieu de la rue. C’est bête, c’est stéréotype, c’est crétin. Mais c’est vrai. Tant d’auteurs ont écrit dessus que je pensais que c’était faux. Mais j’ai coulé à pic, et l’ivresse des profondeurs m’a prise. Tous les jours j’avais besoin de me noyer. Non pas par amour ou pour me sauver de je ne sais quelle bêtise. Pure auto-destruction que de plonger tous les jours passionnément dans un regard auquel je ne parlerai jamais. read more

Vie mécanique

– S’imaginer à une autre époque, celle de la métallurgie de masse et des grandes innovations, des redingotes et des grandes déclarations.

– Voir avec des yeux plus terre à terre qu’ils sont repeints de neuf, que cette époque n’est pas l’onirisme lointain que l’on pense.

– Rêver à ces grandes branches de métal tendues vers le ciel que l’homme à toujours monté de plus en plus, comme pour gratter le Céleste de métal froid et sans sentiments, alors même que la poésie ne demande qu’à s’envoler sans supports autre que la seule voix, même murmurée. read more

Les jacinthes du côté de chez Madeleine (2)

  • Cet hiver, ma mère est morte. Ce n'est pas triste. Elle était vieille, fatiguée et avait bien vécu. Dans le grenier, j'ai retrouvé une pile de lettres, jaunies, en partie dévorées par les rongeurs et mal classée.

Chère Madeleine,

Comme ta présence nous a manqué ce dimanche ! Mathurin nous a donné ton mot et j’espère que tu te rétabliras vite. Je me faisais une joie depuis plusieurs semaines d’être toutes deux réunies par cet événement afin de pouvoir enfin t’offrir ton trousseau. Mais ainsi vont les aléas de la vie, et je ne m’attarderai pas davantage sur le sujet, nos retrouvailles n’étant repoussées que de quelques semaines. As-tu reconnu la fillette sur cette carte ? Moi même, sur place, j’ai eu bien du mal à reconnaître notre petite Gisèle. Comme elle a grandi depuis noël passé ! Et quel sérieux elle affichait sur son visage d’enfant ou pointe déjà la nubilité quand l’évêque lui a remis l’hostie ! Dans son aube comme dans sa robe cousue par Aglaë (toujours aussi habile, malgré sa vue diminuée), elle rayonnait dans le froid d’avril comme si une lumière nouvelle l’habitait. Et peut-être est-ce le cas, l’âge adulte approchant déjà. Mais je dois déjà te laisser ma Mady, la place faisant déjà défaut au dos de cette carte décidément trop réductrice pour tout mon amour.

Mille baisers

Jacinthe

Jacinthe ! Cette bonne vieille Jacinthe. Quelle femme admirable ! Mais qui est donc cette Aglaë pour elle ? Et pourquoi Ma mère était elle absente ce jour-là ? Sans doute ne s'en serait-elle pas souvenu elle même à la fin de sa vie si j'avais pu lui en parler. Comme il est étrange de se plonger dans un passé que l'on a pas vécu mais qui reste le notre, celui de notre famille. read more

Les jacinthes du côté de chez Madeleine (1)

Chère Madeleine,

Comme ta présence nous a manqué ce dimanche ! Mathurin nous a donné ton mot et j’espère que tu te rétabliras vite. Je me faisais une joie depuis plusieurs semaines d’être toutes deux réunies par cet événement afin de pouvoir enfin t’offrir ton trousseau. Mais ainsi vont les aléas de la vie, et je ne m’attarderai pas davantage sur le sujet, nos retrouvailles n’étant repoussées que de quelques semaines. As-tu reconnu la fillette sur cette carte ? Moi même, sur place, j’ai eu bien du mal à reconnaître notre petite Gisèle. Comme elle a grandi depuis noël passé ! Et quel sérieux elle affichait sur son visage d’enfant ou pointe déjà la nubilité quand l’évêque lui a remis l’hostie ! Dans son aube comme dans sa robe cousue par Aglaë (toujours aussi habile, malgré sa vue diminuée), elle rayonnait dans le froid d’avril comme si une lumière nouvelle l’habitait. Et peut-être est-ce le cas, l’âge adulte approchant déjà. Mais je dois déjà te laisser ma Mady, la place faisant déjà défaut au dos de cette carte décidément trop réductrice pour tout mon amour. read more

Biographie 95XP

L’ordinateur ! La révolution familiale !
Tout le monde savait que ça changeait la vie, mais personne n’avait compris pourquoi. Les familles en avait de plus en plus pour « surfer sur le web », sans savoir ce qu’ils y cherchaient, et sans trouver ce qu’ils y voulaient. L’ordinateur familial devait servir uniquement au travail, aux devoirs. Pas d’écarts. De toute façon, le temps de connexion était compté et facturé à l’heure. Donc tout se savait ! read more

Rythme 2.0

Ma vie numérique est réglé comme du papier à musique.
Mon premier pianotement de la journée chante le nom de ma boîte mail. Les premières notes de mon clavier son donc H-O-T-M-A-I-L, orchestrées sur le célébre google au nom si musical. Étrangement, cette première recherche est sérieuse. Elle orchestre ma journée par les nouvelles professionnelles que je reçoit : stages, job d’été, projets professionnels, projets tuteurés …
Cela me donne le son de cloche de ma propre actualité.
Le temps suivant met à bémol à mon sérieux . Facebook, pour les actualités des amis, et suivre les conversations des inévitables couche-tard babillant de concert. Un joyeux tintamarre règne dans les informations données : De « Untel à écouter orchestre symphonique » à « Tel document urgent pour le cours » en passant par l’inévitable invitation à jouer à FarmVille.
Le carillon d’alerte résonne, une conversation est lancée. Je viens de me lever, lui ne s’est pas encore couché. « LOL » read more

La boîte

Ma boîte à trésor. C’est ainsi que je l’appelais. Une simple boite rectangle, tenant dans la main, bricolée dans du Canson et scotché car j’avais oublié de lui faire des languettes. Plus petite que la paume de ma main. La première boite que j’ai crée, mon premier pliage.
Mais que pouvais-je en faire ? c’était bien trop petit ! Y mettre des pièces ? trop fragile. Mes dents de lait ? j’avais déjà un écrin.  Alors, j’ai trouvé. Mes Trésors. Avec un T qui veut tout dire, mais sans l’idée de ce que cela pouvait être. Après quelques paillettes collées sur le côté, j’ai commencé à réfléchir aux Trésors.
Déjà la boîte en soi en était un. C’était mon premier bricolage et ma sœur m’avait aidé exceptionnellement. Pour une fois qu’elle acceptait de faire quelque chose avec moi plutôt qu’avec notre ainée, c’était suffisant pour l’appeler Trésor. Mais d’autres idées de Trésor, je n’en ai pas eu. Alors, la boîte est restée sur mon étagère.
Avec le temps, elle a servi de minuscule vide poche de choses précieuses. Et sans m’en rendre compte, simplement en y mettant les petits éléments que je ne savais pas où ranger, j’ai fini par la remplir de Trésors. Les perles du bracelet que ma soeur m’as faite, les plumes d’anges que j’avais trouvé, le bout de pendentif brisé trouvé par terre, énigmatique, le brillant d’un solitaire cassé, les fleurs séchées d’un bouquet que je ne voulais pas jeter, la plume tachetée, les plumes d’écriture sans porte-plume.
Et sans doute un morceau d’enfance, bien coincé dans cette boite trop remplie, aux bords écrasés par son contenu. read more

Souvenirs souvenirs …

Les premières lunettes 3D en carton vieux stylo cassé utilisé comme carabine une souris blanco déroulée l’existentialisme est un humanisme une radio-karaoké blanche rouge bleue et jaune le dentier de ma grand mère sur le bord du lavabo cartable coccinelle MP3 2e doudou mon plastique la carte postale de mon oncle avec les culottes étendues sur des fleurs la bouteille de parfum de chèvrefeuille des photos d’écouteurs congelés un ruban rose qui a lié un paquet de cartes incomplet « Your argument is invalid » avec Lincoln un ventilateur à pois flûte de pan panneau STOP read more