Framapad version 456

Prendre le temps de trouver de belles phrases, bien formulées comme il faut… Une lecture, lente et attentive s’impose… Attentive car il y a des indices partout. Plein de mystères, plein de choses à découvrir…

C’est comme lorsqu’on se promène. Tu vois, par exemple, je me promenais hier. Ben après ces petites ruelles que l’on apprécie beaucoup tous les deux, je vais pouvoir arriver sur une petite place avec une petite fontaine au centre, ou bien peut-être une autre petite ruelle, d’autres petites ruelles… C’était cela que j’essayais de découvrir hier. Qu’est-ce que l’on trouvait après toutes ces rues, après cette place, après cette fontaine. read more

Où est Charlie ?

L’origine des textes ? Selon moi, la consigne était de parler d’une disparition, témoigner de ce qui s’est passé : à un autre ou faire des hypothèses seul. La disparue est une femme. Elle a l’habitude de s’asseoir sur un banc : soit elle y est dans son souvenir, soit elle y laisse ses affaires. Ses affaires ? Un sac blanc, un gilet ou pull bleu et un paquet ou une boite. Il devait également y avoir d’autres obligations : mentionner un couteau, un viol, une vierge. Donc, imaginer que la fameuse fille sur le banc s’est faite violé ? read more

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Il est là, ce point blanc, entre deux eaux. D’un côté, un bleu profond longeant la côte. De l’autre un blanc grisé, enneigé, gelé. Alors on zoom. Et plus on zoom, plus on s’étonne. À une échelle de 100 km, c’est la simplicité qui nous étonne.

   polesud100km

On croirait à un dessin d’enfant. Du bleu, du noir, du blanc, du gris. Une étoile grise séparant une mer de blanc et une autre de bleu ? Une tâche d’encre bleue s’écoulant d’une cartouche noire posée sur une nappe blanche ? Alors on avance, et à 50 km on est stupéfié. read more

Une rue peu empruntée

Une longue rue, presque avenue. Entourée de bas immeubles, de maisons. Quelques résidences. Beaucoup de voitures de chaque côté de la rue. En haut, un kebab. En descendant, on peut croiser une agence immobilière. Ou peut-être est-ce un magasin spécialisé dans l’assurance. En continuant de descendre, on croise un commissariat de police à sa gauche, et pas si loin que ça, une halte-garderie ou un centre de loisirs. Ou les deux. À ce niveau-là, il y a à droite, une résidence où un étudiant en 2e année d’Infocom réside. Et plus bas, au bout, un rond-point. Plus de mouvements, plus de voitures. Attention à la traversée du triple passage piéton. En levant la tête, la seule résidence universitaire de la ville. En tournant un peu la tête à gauche, une pharmacie et une banque. Alors, vous ne reconnaissez toujours pas la rue ? read more

Parfois, une image suffit.

Je pense à vous

Trois jeunes femmes se tenaient par les épaules. Un sourire éclatant aux lèvres, paraissant identiques et pourtant si différentes, il fallait fouiller les détails de cet instant figé pour en apprendre davantage. Les tons sépia accentuaient les tâches de rousseur de la jeune femme de gauche. Elle paraissait avoir moins de 20 ans et semblait être la plus douce des trois. Sa peau crème et ses cheveux clairs, nattés, s’associaient à ses yeux clairs et perçants, tournés vers l’objectif. La jeune fille du milieu, brune, plus carrée, plus âgée mais ne dépassant pas la trentaine, tenait les deux autres avec force. Son regard, moins innocent, semblait pourtant dégager le plus d’amour. Lançant un regard en coin à la jeune fille de gauche mais posant sa tête contre celle de droite, elle semblait vouloir tout faire pour protéger les deux autres. La jeune femme de droite, elle, était un mélange des deux autres. Un visage carré, des cheveux clairs coupés courts, des yeux clairs et perçants, un sourire doux, et un regard plein d’admiration envers la jeune femme du milieu. Elle paraissait avoir la vingtaine, peut-être plus, peut-être moins. Toutes trois portaient une robe légère et étaient assises sur une couverture. Une couverture claire. Devant elles, un panier de fruits. Derrière elles, une clairière entourée d’arbres hauts et au feuillage luxuriant. Un jeu d’ombres et de lumières faisait penser que le soleil était présent, trop haut pour pouvoir le voir. read more

Elle s’appelle Chloé…

Elle s’appelle Chloé. Elle serait inscrite sur les réseaux sociaux, mais on ne le sait pas vraiment. Elle aime conjuguer la facilité à tous les temps : peut-être la facilité est-elle pour elle passé, futur et présent ?
Pour elle, les prénoms riment avec des personnages : des connexions se font, chaque mot en rejoint un autre.
Alors on fouille, on cherche, on décrit. Lorsqu’on lui dit de décrire, Chloé pense d’abord à parler de la taille : petit, moyen, grand. Et puis on plonge dans son quotidien : elle aime faire la fête, elle aime se défouler en faisant du sport ou en jouant à des jeux en ligne. Pour l’un, elle aime suivre L’équipe et se nourrir de son site ; et pour l’autre, Candy Crush semble l’avoir séduit. Elle profite des cours de recherches documentaires pour se détendre sur ce jeu… Mais elle n’a pas l’air d’en être fière, elle en serait plutôt embarrassée… Ou peut-être est-elle ironique ?
Pour elle, sa vie se résumerait à une toile collaborative, où les informations s’ajoutent grâce à plusieurs personnes, où les mots se bousculent, où chacun d’eux en appelle un autre. Comme pour les prénoms qui reflétaient tout de suite une image. Elle se pose beaucoup de question : la vie se résumerait-elle aux études ? À l’IUT de La Roche-sur-Yon ? À l’embarras qu’elle éprouve de temps en temps ? Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie : les liens virtuels ? Le virtuel pourrait-il lui faire ressentir 404 fois de la gêne ?
Ou, pour elle, la vie serait peut-être plus futile ? Peut-être qu’elle se sent rassurée par les magazines de mode ? Qu’ils lui procurent la chaleur d’une couverture bleue douce en laine ? Ou peut-être que la vie aurait davantage un goût de combat, de drame ? De film d’action ? Ou plutôt un goût de restriction ? Régime et prestige ? Bling-bling ? Luxe ? Rêves de gloire ? Vie vécue par procuration ? Rêve-t-elle d’être une autre Chloé ? Rêve-t-elle de dépenser son argent sans compter ?
Apparemment non, elle s’assimilerait plutôt à Carrie, plus qu’à Chloé Grace Moretz. Carrie : lycéenne rejetée par ses camarades. Carrie : une jeune femme avec des pouvoirs surnaturels. Carrie : son rêve ou son cauchemar ? read more

Ensemble

Je me souviens de ce soir froid de décembre. La première fois que je l’ai vu, je me suis noyée. J’ai coulé à pic, et l’ivresse des profondeurs m’a prise. Broyée par un océan. J’ai suffoqué. J’ai paniqué. Je m’asphyxiais. J’ai été effrayée. Prendre le temps de souffler.

Il sourit. Je suis amoureuse. La pause s’éternise. Penser à dire je t’aime avant de regretter. Trop tard. Mon rêve s’est brisé. Il est mort.

L’avenir me paraît bien noir, et mes pensées ne peuvent s’empêcher de se tourner vers mon amour, mon ami. Je ne peux m’empêcher de pleurer. Trésor. C’est ainsi que je l’appelais. read more

Gestion des entreprises privées et publiques

1. Les entreprises publiques recouvrent des formes juridiques très diverses tant sur le plan international que national.

Le programme Interactions sociales, identité et mieux-être vise à élargir les modèles économiques conventionnels pour incorporer les effets de l’identité sociale des gens sur leurs actions et leur mieux-être subjectif.

Facebook, qui revendique plus de 800 millions d’utilisateurs dans le monde dont 20 millions en France, propose des applications professionnelles – «Branch out» et «Work for us» – pour mettre en contact recruteurs et demandeurs d’emploi.

Mais dans tous ces modèles, sur le plan national ou international, l’interaction reste l’objet privilégié de la psychosociologie et de la psychologie sociale. read more

Death penalty

Tu en rêverais toi, de contrôler la roue du temps ? De décider de l’heure à laquelle le soleil se couchera ? De celle à laquelle il se lèvera ? De décider d’accélérer les minutes ou de ralentir les heures comme bon te semble ? De passer de 8h à 18h en un simple souhait ? De revivre les jours et les nuits selon ton envie ? Si l’Homme prenait le contrôle du temps, moi, j’aurai peur. Parce que tu sais, lorsque l’Homme prend le pouvoir, n’en résultent que des conflits. C’est comme ça, l’Homme a ses faiblesses… que le suffisant ignore. Sincèrement, contrôler la roue du temps signifie faire vieillir des personnes et en faire rajeunir d’autres ; contrôler la roue du temps veut dire contrôler qui doit vivre et qui doit mourir ; contrôler la roue du temps c’est contrôler la vie des autres. Alors, de quel droit un Homme pourrait se permettre d’en contrôler d’autres ? Moi, je préfère vieillir naturellement, me promener tranquillement, à une bonne quatre-vingtaine de balais, aux côtés d’une personne chère à mon coeur, ou mourir à vingt ans, d’une triste maladie, que laisser des Hommes décider de ma mort, que de laisser un Homme contrôler le temps et décider de qui doit vivre et de qui doit mourir, que de laisser des Hommes en exécuter d’autres selon des critères qu’ils jugent suffisants sans pouvoir rien dire contre ça… read more