Exercice 2 – Questionner le récit, questionner les images.

2 — On repasse par Manon et son usage de la carte postale : inventer une voix, une conscience autre, une transposition de vous-même ou un narrateur étranger, qui à chaque carte, relisant [le texte « écrit au verso »+la carte au recto], commente et questionne, pose des hypothèses, et pose toujours au moins une question. Les textes courts, écrits d’une autre couleur, ou d’un autre traitement typographique, font une longue phrase, à la suite de chaque texte, sans point autre que le point d’interrogation final. read more

Les jacinthes du côté de chez Madeleine (2)

  • Cet hiver, ma mère est morte. Ce n'est pas triste. Elle était vieille, fatiguée et avait bien vécu. Dans le grenier, j'ai retrouvé une pile de lettres, jaunies, en partie dévorées par les rongeurs et mal classée.

Chère Madeleine,

Comme ta présence nous a manqué ce dimanche ! Mathurin nous a donné ton mot et j’espère que tu te rétabliras vite. Je me faisais une joie depuis plusieurs semaines d’être toutes deux réunies par cet événement afin de pouvoir enfin t’offrir ton trousseau. Mais ainsi vont les aléas de la vie, et je ne m’attarderai pas davantage sur le sujet, nos retrouvailles n’étant repoussées que de quelques semaines. As-tu reconnu la fillette sur cette carte ? Moi même, sur place, j’ai eu bien du mal à reconnaître notre petite Gisèle. Comme elle a grandi depuis noël passé ! Et quel sérieux elle affichait sur son visage d’enfant ou pointe déjà la nubilité quand l’évêque lui a remis l’hostie ! Dans son aube comme dans sa robe cousue par Aglaë (toujours aussi habile, malgré sa vue diminuée), elle rayonnait dans le froid d’avril comme si une lumière nouvelle l’habitait. Et peut-être est-ce le cas, l’âge adulte approchant déjà. Mais je dois déjà te laisser ma Mady, la place faisant déjà défaut au dos de cette carte décidément trop réductrice pour tout mon amour.

Mille baisers

Jacinthe

Jacinthe ! Cette bonne vieille Jacinthe. Quelle femme admirable ! Mais qui est donc cette Aglaë pour elle ? Et pourquoi Ma mère était elle absente ce jour-là ? Sans doute ne s'en serait-elle pas souvenu elle même à la fin de sa vie si j'avais pu lui en parler. Comme il est étrange de se plonger dans un passé que l'on a pas vécu mais qui reste le notre, celui de notre famille. read more

Maux d’âme (2)

Aujourd’hui, il me faut me résoudre à faire le tri dans les affaires de mon père… 

Il est étrange de trouver ces vielles cartes, jaunies par le temps mais qui semblent suffisamment importantes pour être conservées… Je me demande ce qu’elles peuvent m’apprendre sur mon père. Il doit y avoir tant que je ne connais pas sur lui, pourtant si proche et cher à mon cœur… 

Al,  

Si seulement tu avais pu venir avec moi, que de raisons de t’émerveiller tu aurais eues ! Ce voyage que M. Grégoire nous avait suggéré est bien plus captivant qu’il ne pouvait le laisser paraître. Hier, Michel et moi avons passé une première nuit en Alsace. Aucun de nos arrêts précédents ne s’était vu gratifié par un accueil aussi chaleureux. Cette carte illustre parfaitement l’ambiance qui règne ici, même si une simple image ne saurait jamais retransmettre parfaitement un sentiment. read more

Critique du livre: « Un pèlerin sans chemin »

Le best-sellers épistolaire de Jeanne Hawks, Un pèlerin sans chemin, vient d’exploser tous les records de ventes depuis la saga Harry Potter de J.k Rowlings.Afin de comprendre l’engouement des lecteurs pour ce livre en apparence sans grandes ambitions, il est intéressant de se pencher sur la réalité qui pourrait se cacher derrière la fiction, et peut-être, la réponse à une énigme jamais résolue. Rappelons aussi que cette correspondance, prétendument fictive, n’est le fait que d’une seule personne… A ses lettre envoyées, nulle réponse. Pourquoi? Car la mobilité et l’absence de point d’attache du personnage ne le permettait pas? Quel intérêt à communiquer que dans un sens? read more

Fin ?

Après deux semaines de rangement et de ménage, j’arrive à la dernière pièce de cette grande maison : le grenier. Madame Graneille me paye pour rendre, à son manoir inhabité depuis des lustres, sa prestance d’antan. Elle veut y organiser les noces de sa nièce et lui offrir comme cadeau de mariage à ce que j’ai compris. Enfin bon, je n’suis pas là pour bavasser… Au boulot !

Je nettoie tout le sol et je m’attaque aux meubles. Et là, je tombe sur un coffre. Vous savez, le genre de coffre qu’on ne voit que dans les films, ceux qui appellent immédiatement au mystère à résoudre. D’un côté… il est déjà 19h… Hmm, tant pis ! Salut salut petit coffre et ouvre-moi tes secrets !
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