Exercice 2 – D’une image l’autre

Exercice 2 – D’une image l’autre.

(Toujours depuis les todolistes, travail de Christine Jeanney.)

Avec les deux autres images émanant des todolistes et offertes par les autres participantes, chacune procède ainsi : écrire un texte qui courera entre les deux photos en question, sur la page, texte justifié de 15 lignes, qui relie les photos graphiquement et en écriture – ceci n’a pas à être descriptif, étant donné la différence des deux images, mais invente sa forme en résonance avec les images sur la page (et adapter en fonction, jouer des tailles, etc). read more

Death penalty

Tu en rêverais toi, de contrôler la roue du temps ? De décider de l’heure à laquelle le soleil se couchera ? De celle à laquelle il se lèvera ? De décider d’accélérer les minutes ou de ralentir les heures comme bon te semble ? De passer de 8h à 18h en un simple souhait ? De revivre les jours et les nuits selon ton envie ? Si l’Homme prenait le contrôle du temps, moi, j’aurai peur. Parce que tu sais, lorsque l’Homme prend le pouvoir, n’en résultent que des conflits. C’est comme ça, l’Homme a ses faiblesses… que le suffisant ignore. Sincèrement, contrôler la roue du temps signifie faire vieillir des personnes et en faire rajeunir d’autres ; contrôler la roue du temps veut dire contrôler qui doit vivre et qui doit mourir ; contrôler la roue du temps c’est contrôler la vie des autres. Alors, de quel droit un Homme pourrait se permettre d’en contrôler d’autres ? Moi, je préfère vieillir naturellement, me promener tranquillement, à une bonne quatre-vingtaine de balais, aux côtés d’une personne chère à mon coeur, ou mourir à vingt ans, d’une triste maladie, que laisser des Hommes décider de ma mort, que de laisser un Homme contrôler le temps et décider de qui doit vivre et de qui doit mourir, que de laisser des Hommes en exécuter d’autres selon des critères qu’ils jugent suffisants sans pouvoir rien dire contre ça… read more

Le déroulement du temps écrit son histoire

http://ekladata.com/tentatives.eklablog.fr/mod_article47096311_4fec8972df007.jpg?1098

Roulement et déroulement   Un fil que l’on déroule,   Une roue, qui à chaque
lent et monotone,                  que l’on tend et              passage laisse son
éphémère et éternel,            que l’on fragmente,       empreinte peinte
temps qui                              le long d’une roue         sur les murs du monde
s’emmêle et se démêle        aux bras étendus          tel une main qui sonde
tel un fil étendu                      à la rotation infinie,        le cœur des êtres
entre deux points irréels,      telle une complainte      et le fond des choses
deux confins intemporels.     criée à la vie.                pour écrire son histoire read more

L’ivresse des profondeurs

La première fois que je l’ai vu, je me suis noyée. Noyée dans ses yeux, noyée dans la couleur de sa tunique, noyée dans la ville.

Je l’ai croisé devant le parc. Endroit banale et vide, où les feuilles mortes créent des vagues de tristesse toute l’année, abandonnées par la ville. Je suis tombée dans ses yeux, au milieu de la rue. C’est bête, c’est stéréotype, c’est crétin. Mais c’est vrai. Tant d’auteurs ont écrit dessus que je pensais que c’était faux. Mais j’ai coulé à pic, et l’ivresse des profondeurs m’a prise. Tous les jours j’avais besoin de me noyer. Non pas par amour ou pour me sauver de je ne sais quelle bêtise. Pure auto-destruction que de plonger tous les jours passionnément dans un regard auquel je ne parlerai jamais. read more

Ending

Aujourd’hui, j’ai parlé. J’ai avoué mon crime . Il me rongeait. C’est alors que j’ai sombré. Que l’oubli m’a englouti. Que mon rêve s’est brisé. Qu’à ta façon, tu m’as suivi. Irréfléchi. Spontané. Désespéré. Mais bien trop tard. Alors, nous étions deux. Nous ne sommes plus rien. Il ne reste qu’un reflet, qu’un vague souvenir, mais aucune réalité. Le vide est ce qui reste. Oubliés. Condamnés.

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