Exercice 3 – Voir vertical (écriture via cartes, avec François Bon)

Dans ce troisième exercice, nous nous intéresserons aux villes en tant que lieux visités via le web, vus donc via des cartes, et majoritairement via google earth. (ci-dessous, en bas de page: intégration d’image et de lien de l’IUT, où nous nous trouvons / de deux façons, via l’outil capture de windows / ou via touche impr-écran puis recoupe dans paint).

(Lire les textes produits)

Le livre de François Bon sur publie.net, « Une traversée de Buffalo » est une interrogation fondamentale de notre rapport au territoire et à son inscription – il réfléchit l’ambigüité de ce rapport ; la carte constitue l’ensemble de signes fondamental, l’écriture de l’espace – mais la carte est aussi (c’est très explicite face aux images satellites de google earth présentes dans le livre) une abstraction déconcertante – selon d’où et comment on la regarde. read more

Visage d’un point vu du ciel

Un point quelque part dans le monde, sur Terre.

Un tout petit point, invisible depuis l’univers.

Mais un point existant même de la haut.

Ce point qui devient une ville à vol d’oiseau.

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Situé dans les montagnes, pas loin de la Chine.

Pas très loin de la Russie, pas tout à fait à côté.

Traversé par un route, pour descendre ou monter.

Une seule route pour mener aux villes voisines.

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Une ville ? Cela ressemble plus un un village. read more

Vue d’ensemble pour un Mondial

Tout de suite, on remarque les rues perpendiculaires, typique des villes d’Amérique du Nord. Mais ne faisons pas trop de préjugés, s’il y a une ville française aux rues perpendiculaires, le tout formant un beau quadrillage et une figure géométrique, c’est bien La Roche-sur-Yon. Quoi qu’il en soit, nous sommes bien en Amérique du Nord, au Canada plus précisément. Vu d’ici, c’est une petite ville, perdue au milieu de nul part, qui s’étire. Des quartiers semblent émerger en périphérie, l’espace ne manque pas, la densité ne paraît guère élevée, il y a des espaces verts, bref : la nature à l’air d’y être respectée. Par rapport à l’activité humaine, les choses vont bon train là aussi : quelques campings, un club de golf, un musée et le siège du Mondial des Cultures. Rien que ça ! read more

Du point de vue de Google

Départ : 2000 km/cm, Google Map
Arrivée : 20 m/cm, Google Map

 Au départ, l’adresse préalablement entrée dans la barre de recherche n’est qu’un point rose A sur un fin trait vert sombre, perdu dans l’immensité bleue de la planète Terre. Premier clic. Le point A se trouve toujours sur ce ridicule trait vert, plus grand cependant et dont on distingue plus de détails. Celui-ci est séparé d’une grande masse verte par le bleu intense d’une mer profonde. Deuxième, troisième clics. Le trait vert prend l’allure d’une île, une grande île découpée en différents morceaux par des pointillés blancs. Cette île porte même un nom : Japan. Au pied du point A se découpe un petit carré aux contours plus épais. Quatrième clic. On distingue maintenant le nom des différentes régions du pays. Cinquième, sixième, septième clics. La toponymie augmente et on voit apparaître les plus grands axes routiers. La zone sous le point A reste floue mais on peut de plus en plus distinguer une masse grise entourée de vert. Huitième clic. De grandes rues apparaissent, nous entrons dans la zone aux contours noirs et pointillés blancs. Neuvième clic. Des noms, écrits dans un langage que je ne lis pas, apparaissent et nous nous rapprochons de la zone grise, virant au rose pale, où se situe le point A. Dixième, onzième clics. Les noms se multiplient, les rues sont toutes visibles, et le quadrillage de la ville se dessine. Douzième, treizième clics. On aperçoit distinctement de tout petits bâtiments, comme lorsque l’on regarde une maquette. Quatorzième clic. Les maisons sont floues, grises et les images semblent vieillottes. Quinzième clic. Dernier clic. Impossibilité de se rapprocher plus. Ville qui semble tout à fait banale : des quartiers, des maisons, des rues, des voitures, de grands bâtiments non-identifiés. Quelle est cette ville ? Fukushima. read more

Amène toi là.

Vu d’ici tout est gris, tout semble de fer et d’acier. Je marche à travers les rues, j’explore les routes, les bâtiment, et tout est pourtant si vivant.

C’est beau la vie ici, on se réveille y a du bruit, y a du monde, parfois trop, mais au moins on vit. Des voitures sont garées, des bouchons sont crées. Pourtant on se sent bien.

Des bars, des cabinets d’avocats, des magasins, un vrai bazarre ce territoire. Les bâtiments sont biscornus, y en a partout, ils se chevauchent, se croisent, se coupent, forment ensemble des formes, carrés, rectangulaires, et j’aime ça. Et tout ces tuyaux pas loin, c’est marrant, ça me fait rire, c’est drôle, très drôle, aha. Ah. Ah, ah. read more

Destinazione Millan – Via Bagnera

On se faufile entre les trottoirs escarpés, on marche sur le coté ombragé, on a chaud, on a soif, on passe devant une pizzeria, on a faim.

Les fenêtres sont ouvertes, on entend des paroles, des bruits, des conversations, des enfants. Il fait bon vivre, on se sent comme à la maison.

Les odeurs, les sons, les regards des gens, on se les imagine : accueillants, chaleureux, avenants. On est bien.

On regarde autour de nous, on s’imagine la vie des gens, on regarde dans le regard des gens on imagine leur passé. read more

Une tache noire

Lac Victoria

Vous planez au dessus des terres et des océans. Survolez la surface du globe et vos yeux seront attirés par une tache noire, là au milieu de l’Afrique. Mais qu’est-ce ? Tout doucement, tel un planeur, vous vous dirigé vers elle.

Capture d’écran 2014-02-10 à 18.32.30
Zoom. Zoom. Zoom. Un lac. Le lac Victoria à la frontière du Kenya, de la Tanzanie et de l’Ouganda.

Zoom. Ici et là des petits morceaux de terre qui semblent se détachés de la berge. Des embarcations de pécheurs dérivent en quête de poissons. read more

-77.22536,167.208252

Il est là, ce point blanc, entre deux eaux. D’un côté, un bleu profond longeant la côte. De l’autre un blanc grisé, enneigé, gelé. Alors on zoom. Et plus on zoom, plus on s’étonne. À une échelle de 100 km, c’est la simplicité qui nous étonne.

   polesud100km

On croirait à un dessin d’enfant. Du bleu, du noir, du blanc, du gris. Une étoile grise séparant une mer de blanc et une autre de bleu ? Une tâche d’encre bleue s’écoulant d’une cartouche noire posée sur une nappe blanche ? Alors on avance, et à 50 km on est stupéfié. read more