Exercice 1 – Voir vertical (écriture via cartes, avec François Bon)

Dans ce premier exercice, nous nous intéresserons aux lieux via le web, vus donc via des cartes, et majoritairement via google earth. (ci-dessous, en bas de page: intégration d’image et de lien de l’IUT, où nous nous trouvons / de deux façons, via l’outil capture de windows / ou via touche impr-écran puis recoupe dans paint).

Le livre de François Bon sur publie.net, « Une traversée de Buffalo » est une interrogation fondamentale de notre rapport au territoire et à son inscription – il réfléchit l’ambigüité de ce rapport ; la carte constitue l’ensemble de signes fondamental, l’écriture de l’espace – mais la carte est aussi (c’est très explicite face aux images satellites de google earth présentes dans le livre) une abstraction déconcertante – selon d’où et comment on la regarde. read more

Charleville.

Même en Australie je retrouve Charleville! Je trouve ça dingue.

Vu la taille et la construction de la ville, on ne risque pas de s’y perdre. Tout est fait de manière rectangulaire avec des bâtiments plus ou moins gros, petits, longs… Bon certes, tout n’est pas rectangulaire, la ville est entouré de vastes plaines qui semblent brûlées à cause du soleil (une chose est sûre, ça n’arrivera pas dans les Ardennes). Quand on se balade, les routes paraissent vieilles, sales. Il n’y a pas vraiment d’endroits à visiter, mais au centre il y a tout de même un poste de police situé à côté d’une pharmacie, une gare, une librairie avec une école primaire à quelques rues de là. Plus loin se trouve un aéroport et un hôpital. read more

Ostende

La voiture garée à Mariakerkelaan j’entreprends de poursuivre à pied ma découverte d’Ostende. Je ne sais rien d’ici, je n’y suis jamais venu. J’avance au hasard, remonte Battenjvstraat jusqu’à Elisabethlaan. Je suis ce boulevard sur deux ou trois cents mètres, admirant les bâtiments en brique si typiques d’ici, si rouges dans le brouillard blanc. Les affiches publicitaires en néerlandais sur les murs me plaisent bien; je n’y comprends rien, et elles me semblent pleines d’une poésie que je n’ai jamais perçue chez moi. Traversant Elisabethlaan et empruntant moins d’une minute Leffingestraat je tourne bien vite à gauche et m’engage dans Golvenstraat. Derrière les maisons dont je longe les façades, j’entends des enfants jouer dans une langue étrangère. L’un d’eux éclate de rire, ça c’est universel.. Au bout à gauche, Veringinstraat, et encore à gauche Gelijkheidstraat… De straat en straat je me perds. Je cherche la mer. read more

Suivez-moi…

Il part enfin. Je le vois d’ici. Je savais qu’il partirait. On ne reste pas devant une statue toute la journée. Il passe par le pont. Je reste en retrait. Pas tout de suite. Je dois d’abord savoir. Sans un regard pour les cygnes, il continue son chemin. Je les regarde. Moi. Il n’a pas l’air d’avoir de but. Comme ça. Mais il est décidé. Il a une destination. Et je veux le savoir. Arrêt au carrefour de Charles Street. Le trafic est dense. Les automobilistes pressés. Les piétons invisibles. Il tente sa chance. Je perds la mienne. J’attends. Il continue. Je vais bientôt le perdre. Non. Une âme charitable. Je cours. On klaxonne. J’ai failli me faire renverser. Raté. Passage difficile. Il longe le terrain de baseball. Estimation du nombre d’arbres : 2. Ça va être difficile. On passe à côté de moi. On me croise. On ne me suit pas moi. On dirait qu’il visite. Qu’il n’est jamais venu. Je vais faire pareil. Autant le suivre jusqu’au bout. Enfin il se décide à quitter le parc. Passage inutile et imprévu sans aucun doute. Passage le long des terrains de tennis. Arbres : châtaigniers. Il tourne à gauche et revient sur Charles Street. Vraiment inutile. Peut être qu’il va prendre à gauche, rentrer dans un restaurant au côté de son père qui lui annoncera son remariage ? Non. Il arrive sur Boyston Street. Prend Park Plaza. Puis Colombius Avenue. Il court presque. Je me demande où il va comme ça. Je ne reconnais plus rien. Je passe ici tous les jours. Plusieurs fois. Mais tout est différent. Ma rue devient la sienne. Je me perds. Gauche. Arlington Street.  Droite. Stuart Street. Droite. Berkley Street. Droite. Gauche. Voiture. Passant. Musique. Il est comment déjà ? Blond ? Roux ? Grand ? Chauve ? Perdu ? Je l’ai perdu. Je regarde mes pieds. Je suis là. Il m’a amené ici. Je ne le connais pas. Il ne le sait pas. Merci. read more

Il était Midizan à Mimizan

Il était entre huit heures cinq et midi trente, mais je ne sais plus exactement s’il était plus huit heures cinq ou plus midi trente. Toute l’histoire reposait là-dessus pourtant, c’est bien embêtant.

Lorsque je suis descendu du train, avenue de la gare, il était trop tôt, il me semble, pour se baigner. Ce qui m’amène à penser qu’il était huit heures cinq.

J’avais envie de manger mais je me rappelle aussi m’être fait la réflexion qu’il était un peu tard, il me semble, pour un petit déjeuner. Ce qui m’amène à penser qu’il était midi trente. read more

totalement perdue

J’ai pourtant essayé, mais déjà que je suis capable de me perdre dans une ville comme la Roche-sur-Yon (ou pire, dans un camping), avec carte et boussole à la main, je suis bien incapable de créer une balade ou autres chemins. Les cartes sont pour moi un fouillis de traits, dont on ne trouve jamais le sens et qui ont la fâcheuse tendance à ne pas indiquer les rues dans lesquelles je me trouve.

Une seule chose à faire (c’est la technique que j’ai élaboré) : prenez votre portable, assurez vous que vous avez de la batterie et une personne à contacter en cas d’urgence (il faut qu’elle ait de préférence Internet sous la main pour vous aider). Flânez au gré des rues tant qu’elles sont grandes (les bords de mers, les ports, les rues marchandes, les sites touristiques, les musées ou encore les marchés sont également acceptables) . Quand vous voyez que vous vous êtes aventuré dans des rues trop petites et trop désertes à votre goût et que vous ne vous souvenez absolument pas par où vous êtes passé pour en arriver là, ne paniquez pas. Espérez seulement que vous retrouverez le chemin pour retourner à la voiture au hasard de vos détours. read more

Istanbul, Turquie – Soûle Lape

Des mosquées, partout, comme des loukoums dans ma confiserie. Tu peux pas faire deux pas sans te cogner sur une beauté sacrée de pierre. Elles sont rondes contre les lignes, je pars d’une des plus charnue. Seins

Je rentre dans la bouche d’un boa vert marbré du brun des troncs d’arbres qui le composent, pour ressortir par sa queue. Serpent

En passant, je frôle une bataille navale. Bataille

Je me jette un instant dans la gueule d’un loup en Légo puis tapote quelques notes sur un piano démantibulé. read more

S’y retrouver…

Nous les filles c’est bien connu il faut qu’on retourne la carte dans le sens ou l’on va… et là ça s’impose!! Je suis perdue dans cette vaste étendue verte.
Où je suis ?
A Dublin.
Au St Stevenson green pour être plus exacte.
Ou je vais? à droite enfin si je considère ma carte avec le nord en haut!!
Destination : « Le Royal Dublin golf Club »
Bon comme ça , à « œil d’oiseau »
Je visualise un serpent pour y aller… y’en a en Irlande des aussi grand! Je ne suis pas si loin, mais pas question d’y aller à pieds.
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Un petit coin de paradis

Telle une agence de tourisme, je ne saurai vous vanter tous les mérites de cette charmante ville. Même si je sais qu’ils existent.

Le fait de savoir qu’il y a 240 jours de pluie en moyenne par an, que la température moyenne en été varie entre 18 et 19 et qu’ils n’ont pas la même monnaie que nous ( ces Anglais !), avouez cela ne donne pas franchement envie de s’y rendre ! Et pourtant …

Mais la beauté des paysages, le souffle coupé devant ces immensités vertes, ses imposants châteaux, ainsi que la résidente vedette Nessie, tout cela oui me donne envie de faire ce voyage. read more