Séance 3 – hyperportraits conditionnels

Il s’agit d’une relecture-réécriture de certains points et textes du blog poieo.

Les nouveaux textes produits sont ici.

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Les Hyperportraits, sur Poieo, sont à lire ici :

http://blogs.iutlaroche.univ-nantes.fr/poieo-numerique/category/poeio-numerique-2012-2013/seance-1-nous-enoncer-numerique/exercice-1-hyperportrait/
http://blogs.iutlaroche.univ-nantes.fr/poieo-numerique/category/poeio-numerique-2013-2014/seance-2-lhyperportrait/
http://blogs.iutlaroche.univ-nantes.fr/poieo-numerique/category/poieo-numerique-2011-2012/seance-1/
et ailleurs…
http://formationslirecrire.wordpress.com/category/20141002-atelier-ecrire-sur-et-avec-le-web-festimalles-2014-association-la-turmeliere-lire/
http://formationslirecrire.wordpress.com/category/20140922-formation-ecritures-et-numeriques-peuple-et-culture-marseille/
http://formationslirecrire.wordpress.com/category/ecrire-lire-en-ligne-cours-de-licence-medit-la-roche-sur-yon-mars-2013/exercice-2-senoncer-numerique/

Les hyperportraits sont un exercice classique, que j’aime proposer en démarrage de séance, dont la problématique est originée depuis les présentations de soi que font des auteurs du web sur leur blog…
(cf Temps d’écriture – mon identité numérique. (écrire web signifie écrire dans et avec le web : s’écrire web le signifie plus encore). Les sources littéraires sont des CVs et bios d’auteur devenues faits d’écriture sur leur site : présentation de Joachim Séné / bios de François Bon sur leur site respectif… La consigne donnée est « Écrivez votre biographie en cinquante mots dont au moins dix soient des liens hypertextes. »
(Cet exercice permet aussi de se présenter au groupe et à l’animateur, en même temps que de présenter un peu de son rapport au web). read more

Bibliographie hypothétique ou besoin de parler de soi ?

Si j’avais fait ma bibliographie, j’y aurait peut-être mis des liens évoquant mon enfance à Jacques Prévert, avec un lien vers la radio Prévert (histoire de déstabiliser et de faire rire… ou pas…), j’aurais pu évoquer mon premier livre de fiction, Le Livre des Étoiles (Erik l’Homme) le premier livre du genre que j’ai adoré et qui m’a poussé à lire de plus en plus de fantasy (j’aurais mis un lien vers le site de La Gazette du sorcier – inspiration Harry Potter – qui l’évoque) comme Tara Duncan ou Chami Chikan – roman futuriste – que j’ai adoré, tout comme j’adore les vidéos de Bob Lennon – lien sur la page You Tube de Fantabobgames – ce qui me fait penser que j’adore les jeux vidéos, même si je n’y joue qu’à travers les jeux de rôle (des parties de jeu à plusieurs où on incarne chacun un personnage dans une quête – guidée par le MJ (maître du jeu) ; lien sur le site de Pathfinder (Wikipédia des jeux de rôle)) – ce qui est tout simplement génial pour une auteure en herbe comme moi, qui écris un roman de fantastique ou je joue en quelque sorte le rôle de déesse créatrice qui contrôle cinq créateurs (qui représentent les quatre éléments, la dernière contrôlant tout les éléments) et qui va malgré elle se retrouver au cœur de l’action parfois – lien vers une image des mystères de la vie, Canalblog – même si ce personnage reste souvent à l’écart, ce qui n’est pas le cas de ma série préférée étant au collège, Charmed – images d’influence le site ou l’on voit les quatre sœurs – où mon personnage préférée est Phoebe, car j’adore son histoire amoureuse et son combat pour devenir plus forte ; j’adore regarder des séries d’animé comme Hanasakeru Seishonen, Neo Angelique Abyss ou Blue Exorcist, qui ne sont pas représentatifs à part entière de mon goût de l’aventure, de la fantasy, de la monarchie et du danger imprévu (tel les enlèvements, prises d’otages, renversement de situation), quand tout est bien organisé par l’auteur, ce qui arrive quelques fois, comme dans la série des Royaumes invisibles – lien vers le site de Julie Kagawa – qui m’a souvent étonnée avec ses interventions de personnages dans des situations – et des lieux – ou on ne l’imaginait pas, tout comme c’était le cas dans Chami Chikan (précédemment citée), premier tome d’une trilogie que je n’ai malheureusement pas pu continuer, à mon plus grand regret, c’est un livre peu connu et je l’avais lu grâce à ma bibliothèque – lien vers la bibliothèque de La Limouzinière – mais je n’y ai plus accès, mais un jour,  j’y remédierai ! read more

Si Google disait vrai et que du vrai…

Si Google disait vrai et que du vrai… Lola serait présentée – sur le site de quelqu’un peut-être qui aurait jugé ce portrait intéressant, mais pas sur le sien – comme une jeune fille, considérée comme très jeune pour certains, voire même un peu trop, alors que pourtant elle aimerait parfois, souvent peut-être mais pas tout le temps non plus (elle reste quand même une gamine insatisfaite de son époque) ralentir le temps afin de n’avoir aucun regret et pouvoir se pencher jusqu’à en avoir le vertige sur tout ce qui lui donne envie ; les voyages, les expériences, les livres, la musique et je-n-en-finirais-jamais. Si Google disait vrai et que du vrai il saurait détecter tous les pseudos utilisés par Lola afin que, justement, Google ne la retrouve pas, Google et les autres d’ailleurs – ça me fait penser à toutes les identités qui traînent sur la toile et qui ne sont en fait qu’une seule et même personne, ou à toutes celles qui existent mais qui ont été oubliées par leurs propriétaires, ou à toutes les personnes qui ne sont plus mais qui demeurent virtuellement – peut-être que finalement ses identités multiples sur le web sont révélatrices. Sans doute apparaîtrait la ville où elle a toujours vécue qu’elle affectionne particulièrement, cependant ce serait un portrait incomplet si on n’évoquait pas tous celles qu’elles espèrent parcourir un jour (ou une nuit), il faudrait aussi mentionner les voyages qu’elle a déjà eu l’occasion de faire, des kilomètres parcourus avec ses amis et d’autres encore avec sa famille, légèrement décomposée aujourd’hui d’ailleurs, qui s’effiloche, à bout de souffle, un peu comme un pull détendu après de longs et fatigants passages à la machine, elle n’aime pas non plus faire le ménage, comme tout le monde d’ailleurs (enfin en tous cas ce n’est pas le genre de personne à nettoyer et à ranger son appart de fond en comble parce qu’elle est stressée – dans ces cas-là c’est plutôt le genre à vider les placards) mais Google ne le dit pas ça, Google dit tout en ne disant rien, étrange paradoxe dont pourtant il en tire tout, la jolie photo de Google ne dit pas non plus si Lola sourit toujours autant en ce moment même et si le paysage de sa ville natale est toujours aussi ensoleillé, alors qu’il nous donne l’impression d’être dans l’instantanéité ; de ce fait elle choisirait probablement de montrer ce qui ne change pas (il y aurait un lien vers la chanson de Céline Dion On ne change pas), on trouverait alors sur le moteur de recherche des résumés de livres qu’elle a lus et dont elle garde un millier de séquelles, comme celui de Sartre, même si l’ouvrage qui l’a le plus marqué est à l’origine un discours, serait présenté aussi ses pièces de théâtre et ses romans, il y aurait également une photo de lui – avec son œil gauche qui se fait la malle – et Simone de Beauvoir, il ne faudrait pas non plus omettre de citer le célèbre livre de Kundera qu’elle n’aimerait qu’on oublie, peut-être oui voilà, elle aimerait qu’on évoque toutes les choses qui la construisent et qui ne s’oublient pas, qui ne doivent pas s’oublier. read more

Qu’aurait-elle écrit ?

Qu’aurait-elle écrit ? Elle aurait commencé par dire qu’elle était née en Mayenne – tout en insérant un lien vers le site de Château-Gontier – et aurait continué à parler de ce pays de vaches – voici le lien vers une photo de vache, elle penserait alors à celles qu’elle voit lorsqu’elle se penche à la fenêtre de sa chambre, chez son père – puis passant par son étape au lycée – elle insèrerait une image de Caliméro, car cela ne lui rappelait pas forcement de bons souvenirs, surtout le manque d’amis, elle riait à cette idée, se demandant si les gens comprendraient, puis se disant tant pis, que c’était son texte, pour une fois qu’elle pouvait faire ce qu’elle voulait – pour arrêter de parler de son département, elle parlerait d’Élisabeth Báthory avec qui elle partage sa date de naissance – elle insérerait un lien vers la dernière page de la courte BD trouvée sur Deviant Art à propos de la Comtesse, dessinée par Beatrice Penco Senchi, cette dessinatrice qu’elle apprécie tellement pour son côté burtonien, (burtonant, burtonesque?), enfin bref, ce style froid, fin et tordu, tout enroulé dans des spirales et des rayures, cet univers qui l’avait nourrie pendant tant d’années, pour dessiner et écrire – elle parlerait donc de cette Dame Sanglante, dont l’histoire morbide la fascine, de la même manière dont elle avait pu être fascinée par la lecture de Dracula de Bram Stocker – tout en insérant sur le nom du célèbre empaleur  un lien vers la si belle affiche du film de Coppola, qu’elle avait vu et aimé bien avant de lire et d’adorer le livre, elle se souviendrait de toutes ses années à demander puis supplier sa sœur de lui céder cette affiche sans jamais obtenir de réponse positive – continuant sur ses lectures, elle aurait parlé de Edgar Allan Poe – en insérant le lien vers une image d’un chat noir, non sans penser à son propre ancien chat noir disparu depuis si longtemps – auteur découvert si tard et pourtant qui lui a pris tant de son temps, enfermée dans sa chambre, les volets clos, uniquement éclairé par sa lampe de chevet – elle aurait inséré l’image d’une chambre – le tout pour apprécier l’ambiance glaçante – elle mettrait un lien vers l’image d’un glacier – et terrifiante du recueil des nouvelles de cet auteur adoré – elle aurait inséré la première de couverture des «Contes macabres», ce grand livre noir, au pages noires ; oh qu’elle aime le noir, illustré par Benjamin Lacombe, autre dessinateur qu’elle aime, qu’elle avait découvert au court d’une exposition sur Alice aux pays des merveilles à Rennes, voyant la beauté de son dessin sur une version de L’autre coté du miroir, elle s’était enquis de trouver ses autres travaux – elle aurait dit qu’il y a trop de livres et d’auteurs qu’elle aime pour pouvoir tous les citer en cinq lignes – elle insérait alors un lien vers un tas de livre, ça lui ferait penser un peu à sa bibliothèque, jamais bien rangée, mais toujours en ordre – trop et pourtant si peu, car elle dirait qu’elle voudrait lire plus – elle insérerait l’image d’un « + » tout en pensant qu’il n’y a vraiment rien d’original à cette image, mais tant pis, sans autres idées en tête, elle laisserait ce « + » . Mais bon, elle trouverait son texte un peu long pour ce qui lui était demandé, et sans trop de rapport au final, une sorte de hors sujet ; elle mettrait alors son point final ; voici le lien de vers une vidéo piquée à un film quelconque : « The end ». read more

Une communauté assez courante

Pauline, c’est un nom qui représente une personne en particulier, mais en même temps tellement d’individus ; on pourrait inventer des milliers de vies à ce prénom, qui est tout de même donné des milliers de fois par an, c’est pour dire si on ne se sent pas minuscule au milieu des autres Pauline ! Ce ne serait pas facile de faire une seule personne : certaines voudraient travailler (ou travaillent) dans l’environnement, d’autres dans la comptabilité, d’autres encore n’ont pas d’idées… On ne peut pas se présenter facilement, puisque chacune voudrait embellir sa vie : « j’aimerais travailler dans tel domaine, j’aimerais devenir brune, blonde, rouge ou violette, avoir une vie meilleure que celle que je possède » et pour ça elles pourraient peut-être y arriver, mais comme certaines croient au destin et à une vie toute tracée, elles ne cherchent pas à se lancer (parce que l’origine du nom signifie petit et faible, deux mots qui ne donnent pas forcément la force pour affronter la vie) alors elles rêvent d’une autre vie, où elles seraient les plus grandes écrivains / stars / chanteuses de la planète et où des milliers de photographes et d’hommes la poursuivraient (même que certaines réussissent à obtenir un peu de célébrité en passant dans des émissions de télé-réalité comme la Star Academy, et que d’autres réussissent comme la chanteuse Pauline) ; et puis si on cherche un peu, on tombe aussi sur des blogs de pâtisseries et de mode, parce que les Pauline aiment bien les deux, évidemment, et on peut même trouver des Pauline sportives (sûrement les gourmandes en pâtisseries) qui font du cheval ou du surf et un magasin de sport à Sézanne, dans le 51, qui porte notre nom (mais qui n’a pas l’air de contenir beaucoup de choses) et si on cherche un peu, il n’y a pas tant de personnes qui sont connues – preuve que les Pauline ne sont pas les plus sportives non plus – ; et ensuite, que dire d’autre ? Il ne reste plus grand chose à ajouter après tout, les Pauline sont aussi d’un naturel timide, elles ne parlent pas tout le temps d’elles… read more

La dame victorienne

Johanna serait le nom d’une grande dame de la cour victorienne, qui aurait été élevée par sa nourrice jusqu’à l’âge de neuf ans puis aurait été confiée dans un couvent. Quand elle pu enfin sortir de cet endroit clos, ce fut pour son mariage. À l’âge de 13 ans. Tout à fait banal. Mère à 14 ans elle aurait résumé sa vie à son fils qui devint tout pour elle. Elle ne se serait pas souciée des conditions de travail des pauvres enfants qui devaient aller se tuer à la tâche dans les manufactures anglaises, pas plus que de la guerre dans le monde, mais elle aurait pris grand soin de ses fleurs ainsi que de ses chats, car ils étaient les seuls à pouvoir canaliser ses émotions, émotions trop fortes parfois quand elle n’avait pas ce qu’elle désirait ou quand elle était contrariée, autant dire souvent car elle aurait régulièrement eu des sautes d’humeurs qui pouvaient se conclure par des crises d’angoisses, mais heureusement que son fils et ses chats étaient là. Par dessous tout, elle possédait un esprit sain en apparence mais relativement dérangé en réalité – chose qu’elle cachait à la perfection – car il lui serait régulièrement arrivé d’avoir des envies sanguinaires, mais elle s’évanouissait à la vue du sang, quand son mari était là, car il aimait les femmes faibles et dépendantes, qui ne faisaient qu’accroître sa puissance. Quand elle vieillit, elle aurait pris goût à autre chose que ses chats et son fils: les livres, lui procuraient un réel plaisir infini, sans fin, sans interruption, incessant ! car elle pouvait enfin s’évader et retrouver des opinions qu’étaient les siennes venant d’autres personnes, ce qui l’aurait un peu consolée quand-même, car elle avait peur des fois d’être trop différente des autres.
Enfin, Johanna mourut maladroitement un jour d’automne, alors que les cerisiers étaient sans doute encore en fleurs, mais ce n’est pas sûr, personne ne s’en souvient plus. read more

Google a une mauvaise image de moi

Selon toi Google, je serais une étudiante de la fac, fêtarde et qui participe au premier grand événement de sa vie indépendante, une réussite sociale à première vue. Or, la vérité n’est pas si rose, en effet cet événement était pour le dire franchement : nul, et mon avenir étudiant à Nantes s’est résolu par un bilan plutôt négatif ; pour résumer : Google, tu es mauvais car tu ne prends pas en compte les choses plus subtiles de mon existence car si je te suis dans ta démarche, je serais une fan d‘Harry Potter -ce qui est quand même partiellement vrai- mais n’oublies pas que ma petite sœur -qui est elle une fan de la première heure- peut accéder à mes comptes Internet ; du coup, je me retrouve soudainement fan du plus célèbre sorcier et étudiante en langues, merci Google, peut-être que si je fouille, je vais trouver quelque chose qui me correspond ?! Eh bien finalement je trouve des choses qui pourraient me correspondre : un intérêt pour les bonnes séries (d’ailleurs, j’aurais pas mis que celle-là) et pour les bons films (ah là par contre tu as visé dans le mille !) en fait j’ai compris que c’était ce côté-là de moi que tu voulais mettre en avant, tu n’as pas tout à fait tort mais s’il te plait, fais un effort parce que là on dirait que je suis une fille plutôt fade (peut-être que je suis fade en fait ?). Ah non, en fait mon existence n’est pas si fade que ça -pardon Google, je t’ai jugée trop vite- j’ai pris part à des choses qui m’ont construites et que je n’oublierais jamais, en revanche, ce que je regrette c’est la façon dont tu as traité ces souvenirs qui sont les plus importants de ma vie : tu les a relégués au second plan, et je suis très vexée, je peux donc constater sans aucun problème que tu as une mauvaise image de moi et que tu ne veux absolument pas que j’aie une quelconque vie sociale, parce que ceux qui oseront me chercher sur Google seront vite rebutés, c’est moi qui te le dis ! read more