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Séance 3 Image et texte exercice 2

Le livre de Louis Imbert, Faces

et celui de Patrick Bouvet, Shot (voir ici réinterprétation dans le Désordre), aux éditions de l’olivier

nous allons penser des images sans textes, puis ce texte sans l’image qu’il dit, qu’il remplace.

en deux temps

1-rechercher une image / la retraiter pour qu’elle fasse 570px en largeur, en vérifier

alors la longueur.l’introduire dans un nouvel article & le nommer

2-Dans un nouvel article, écrire un texte qui dise  cette image aussi précisément que possible sans la montrer, en son absence.

3-puis lier les deux articles.

 

pompompidou.

On a tous en tête une image d’elle, différente ou non de celle des autres. Quelques mots suffiront donc pour la visualiser.

Elle a toujours des yeux de biche soulignés par ce trait noir appelé liner.

Elle semble rire, les lèvres peintes au rouge pétant, des dents éclatantes. Tout en riant, elle balance légèrement la tête vers l’arrière et se penche. Met en avant son décolleté.

Ses cheveux blonds sont bien arrangés, remontent avec de petites boucles, comme d’habitude.

On retrouve bien sûr une mouche au dessus de ses lèvres, ce qui fait un petit charme en plus.

C’est simple, elle faisait craquer les hommes à son époque. Aujourd’hui, elle devient une icône. Ce visage apparaît partout : coussin, draps, posters….Beaucoup d’éléments sont à son effigie et entre dans notre vie.

 

Je suis là.

Une foule. Des gens. Des drapeaux. Des ballons. Des bonnets. Rouge. Jaune. Une foule quoi.

Des murs. Des affiches. Kodak. Mamma Mia ! Et notre cher clown Ronald.  Des lumières. Des buildings. Des murs de lumière. New York. Times Square. Une ville quoi.

Respirer au milieu. Respirer dehors ? J’essaie. Je le cherche. Il est devenu comme les autres. Jaune. Rouge.

Un ciel. La nuit. Quelque part. Juste au dessus de moi. Je ne vois que ça. Je ne comprends que ça. Je le cherche toujours.

Des voix. Des bruits. Des rires. Je le cherche. Son rire.

Feu rouge au loin. Je ne peux plus avancer. Je ris avec un enfant. Il marche sur mon pied.

Un homme se retourne à mon passage. Et oui, je suis là. Il est rouge. Il a froid. Pas moi.

Mon écharpe tombe. Je perds mes pieds.

Compte à rebours. 10. On crie. 9. Mes dernières minutes. 8. J’abandonne. 7.

Je prends la main d’une inconnue. 6. Elle s’éloigne avec la mienne. 5.

J’essaye de chanter. 4. Un chien se moque de moi. 3. J’aboie. 2.

Coup d’épaule. Mon écharpe est revenue. 1. Elle me parle. Elle me sourit. 0.

Time is out.

« Ils se sont parlés »

Un tapis rouge et des escaliers.

Il n’y a qu’une personne au centre, que tout le monde regarde. Est censé regarder.

Tous sont plus intéressés par leur propre nombril que par la star du moment, celle sur la podium, celle qui parle dans le micro.

Si tu regardes bien, tu verras qu’aucun ne fait vraiment attention à la personne au centre, qui ne manque pourtant pas de classe, costume Armani, fond de teint effet vacances aux Bahamas, levant les bras au ciel tel un Christ, quel acteur !

Les autres lisent le journal (surement à la recherche d’un article où ils apparaissent), discutent avec leur voisin (surement pour critiquer monsieur Armani), et d’autres encore s’ennuient franchement (surement parce que ce ne sont pas eux qui ont la place principale).

Les flashs fusent, ils sont en direct sur France 2 où des milliers de spectateurs les regardent, sont à l’affut du moindre mot de ces messieurs. Parce que, oui, un et ils changent le monde. Mais ils ne disent jamais ce qu’il faut, et nous ennuient.

Je ne parle évidemment pas de Brad Pitt ou d’Angélina Jolie, mais plutôt de nos chers députés aux crânes dégarnis.

Avec du lait

Sans masque (sans gaz) sans foulard sans gant sans yeux sans vernis sans peur sans plaisir sans tension sans mollesse sans vin sans piment sans haine sans soldat sans pape sans femme sans couture sans cicatrice sans rose sans arme sans capuche sans mot sans pleurs sans douceur sans tirer la langue sans vous en vouloir.

Des mains serrent une bouteille de lait pour éclabousser le visage d’un homme blessé par des bombes lacrymogènes.

Il y a des gouttelettes et un jet. Des perles blanchâtres colorent les sourcils noirs de l’homme. Il a une moustache, des rides au front et deux pulls bleu lavande et gris poussière sous une veste kaki.

Le rouge du véhicule est la couleur la plus brutale, en écho avec le t-shirt d’un homme en arrière-plan et le goulot de la bouteille pressée.

Les mains contractées sont sans corps, elles ont des ongles courts et des avant-bras poilus.

affiche électorale

En premier lieu apparait l’homme politique, droit et fier. Son regard est tourné vers nous. Il se veut franc et confiant, ou qui veut inspirer la confiance dans tous les cas. On remarque ensuite son sourire légèrement superficiel, à peine esquissé, mais qui là aussi veut être engageant. Son corps est un peu de profil, tourné vers la droite (le côté du futur).

Son style vestimentaire est sobre, impeccable. Aucuns faux plis ou aucunes taches ne viennent troubler le noir du costume sur mesure. La cravate complète le sérieux de la tenue, en ajoutant une légère touche de bleu, et vient s’accorder à la couleur du slogan.

Un fond neutre, représentant un paysage, de la France surement. Le genre d’image qui peut s’apparenter au fond d’écran par défaut des ordinateurs des lycées.

L’ensemble est harmonieux, légèrement ennuyeux.

Une affiche pour une campagne électorale en somme.

Top départ!

Un bassin de compétition de natation!
4 lignes : une de 8 chaises,une de 8 coachs habillés de blancs et une de 8 seaux bleus ciel, !! Puis une ligne de 8 nageurs perchés sur les plots de départ, devant de longs couloirs d’eau chlorée transparente. 8 bonnets, 8 maillot noirs, la même position pour tous à quelques centimètres près: Fesses en l’air, genoux pliés, les mains en avant, certaines accrochées aux poignées de départ … les athlètes sont prêts à plonger et à filer le long des lignes d’eau numérotées.

Obey

Les hommes sont au garde à vous dans leurs uniformes militaires, droits comme les colonnes de leur dortoir. Ils forment une haie; au milieu, leur chef s’avance. La symétrie entre ces deux rangées d’hommes est théâtrale. C’est l’inspection du dortoir. Le supérieur a le torse décoré par de multiples décorations. Son couvre-chef, comme sa tenue tout entière d’ailleurs, le différencie des têtes nues alignées qui l’encadrent. A sa grimace, on l’entend crier ses ordres. Les visages sont graves.

Pas question de rire, ou de plaisanter, il s’agit de s’entraîner au combat, de se plier à la discipline mais aussi de se taire face à l’humiliation.

Il s’agit d’être un homme, ou de désapprendre à l’être.

Combat acharné

C’est une guerre déclarée entre volonté et instinct. C’est comme si nos organes étaient dotés de vie : le cœur, acharné, repart à l’attaque encore et encore, « J’en veux ! » crie-t-il désespérément. Il est d’ailleurs un peu amoché, un coquard, signe de ses précédentes batailles. Pourtant son élan est coupé, son cousin le cerveau l’a attaché !  Une laisse, pour le garder tout proche. Le tortionnaire se justifie, par culpabilité et compassion : « Non ! La dernière fois, tu as été blessé… »

C’est la guerre de l’amour. C’est notre quête éternelle, ce qu’on trouve et que l’on perd, ce qui nous trouve et qui nous sème. C’est notre bonheur et notre malheur.

Oui, c’est un combat acharné entre le cœur et la raison. Nous sommes tous avides d’aimer, nous avons tous peur de souffrir. Alors on se retient, le cerveau s’arcboute sur la laisse, la traction du cœur se fait plus intense… et finalement, le cerveau se laisse aller une seconde, le cœur s’échappe, affronte l’artère haute les obstacles qui se présentent, puis finit par revenir, vaincu, blessé, en miettes.

Enfin bon, il a sa fierté notre cerveau, pour l’honneur, on dira que c’est la laisse qui a cédé.

j’y crois encore !

Père Noël, Santa Claus, San Nicolas
Beaucoup de noms pour un seul et même personnage.

Fictifs, réels, pour les petits, les grands, peu importe : le rêve est là !
Personnage haut en couleur, avec une grosse barbe gratouilleuse, désagréable aux bisous.
Un mystère pour les scientifiques qui ne comprennent toujours pas comment un homme, un traineau pleins de cadeaux et des rennes puissent voler, ou encore passer dans une cheminée. Bizarre !

Mais certaines choses de s’expliquent pas.
Les mythes continueront encore a nous faire voyager !

De la magie dans le monde, y a pas de mal

 

 

chaque Noël, je pense a toi, qui a rejoint ce bonhomme là dans le ciel