Nommée menteuse…

Vous dire que je sais que c’est ma môman qui m’a nommé la première, tandis que je ne savais pas encore gazouiller… Je mentirais, je n’en ai pas la souvenir!
En fait, je ne me rappelle pas du moment où je suis devenue « moi ».
C’est hier que j’ai pris une identité, que j’ai commencé à m’appeler par ce prénom que je n’échangerais pour rien au monde.
Trop sage, sérieuse et discrète, il est peu probable que ce fût pour me gronder ou me rappeler à l’ordre! … read more

Tant de souvenirs…

J’y ai passé toute ma scolarité :13 ans. Le souvenir est encore net mais sûrement dépassé!

L’entrée principale donne sur la place du village. L’établissement en est séparé par une succession de barres que j’ai connu de différentes couleurs au cours des années : « la grille de l’école » comme nous l’appelions. Même si je ne mesurais que la hauteur de quelques pommes le premier jour où j’y ai mis les pieds et pas beaucoup plus quand je l’ai quitté, la hauteur de cette haie de fer n’était pas impressionnante. read more

« L’école du haut »

L’école primaire : un endroit qui reste en mémoire. C’est là que l’on a nos premiers contacts avec la vie en société. C’est à cette période que nous rencontrons d’autres enfants, d’autres adultes aussi et surtout que nous passons notre temps a jouer. On utilise chaque recoin pour s’amuser : on s’en fait des cabanes, des jeux, des défis…Tout ce qui s’y trouve nous sert.

Je me souviens de mon école primaire, comme un endroit très grand : elle était séparée en deux parties « l’école du haut » pour les maternelles, CP et « l’école du bas » pour le reste. Mais « l’école du haut » sera suffisante pour une description. read more

Mélanscholia

Dans cette longue rue large qui mène au Jardin des Plantes il y a mon école Elle s’étend sur deux rues, d’un côté rue Bosnières, de l’autre rue aux Juifs; Pour y accéder on passe soit par la rue Sophronyme Beaujour, si on vient du Jardin des Plantes, c’est plus direct si on vient de la rue du Chanoine Xavier de Saint-Pol ou bien si on descend le Gaillon. On peut aussi couper par la cantine, mais pas sans y être invité.

Le portail de la maternelle est dissimulé par la salle de jeux côté rue, dont les fenêtres sont les cadres où on suspend les échasses en plastiques multicolores, les cordes à sauter et les cerceaux. C’est le lieu de la gymnastique, des contes et des anniversaires. Si on longe le mur, il y a la grille bleue de la cour des grands qui ouvre sur le bâtiment le plus imposant, sur deux étages, avec quatre salles occupées à temps plein et deux pour l’art plastique et les langues étrangères, théâtres de récré sauvages. Un large préau lisse, où on jouait au foot, même mal, et une cour qui était un terrain dangereusement fréquentable, où les parties de basket se mélangeaient aux parties d’épervier, dans un charmant chaos, encerclé par des groupes de filles plus ou moins sages qui jouent à l’élastique ou s’assoient sur le muret, adossé à la barrière pour jouer aux cartes ou bavarder; Aux extrémités du préau, il y a à gauche la cantine, à droite le bureau de la directrice. Je n’ai fréquenté ni l’un ni l’autre. Au milieu les WC. En face du préau, un couloir vitré d’où les petits maternelles sur la pointe des pieds peuvent espionner les grands. read more

Merci Charlemagne

École Jacques PRÉVERT
Un immense bâtiment divisé en trois parties :

Côté gauche : le temps de la vie en société commence, c’est la maternelle.
De l’autre côté, déjà un peu plus dur : le primaire et le devoirs nous tombe dessus.

Tous les deux possèdent une cours, différente selon l’âge.

La maternelle possède une cabane en bois, des balançoires et autres divertissements pour enfants.
Du côté des plus grand, une cours avec deux préaux, une marelle et un grand terrain multifonction (en effet il est à la fois terrain de foot, de basket et de hand; ingénieux non ?) read more

Saut de puce

De la poussière qui sèche la bouche, un peu, partout. On traverse les cours comme les âges ; celle du milieu les bébés, ils morvent ils chouinent, ils ont eu un bac à sable qui est partie en douce pour « respecter les normes de sécurité ». La cour du bas, l’école est sur une pente assez violente, la cour du bas pour l’entre-monde, plus vieux mais pas encore trop. C’est ici que la poussière se déploie, nos replis de tissus et de peaux sont ses lieux de sieste. Avant, on avait un faux château en bois avec trois ou quatre tourelles reliées par des pontons à trou et de la dernière tourelle à droite en regardant de l’école on ne pouvait descendre que par une barre lisse en métal brulant pour les mains qui y glissent et pareil, disparu pour que ces petites normes de sécurité se fassent respecter. Du coup tu te rabats sous le préau immense où tu te cogne maintenant quand tu passe à la kermesse des petits, sauf que l’école est vide, les normes ont frappé sec cette fois, tout est désert, en attente, on peut y entrer sans craindre la concierge aux cheveux rouges courts qui habitait dans la cour du haut. En haut, pour les grands, dernière étape avant le collège, avec pour seul décor un panneau de basket interdit. Élevage intensif d’escargot sur les fenêtres de la cantine, un recoin en face au bout entre les salles de classes et la bibliothèque, ici tu t’ouvre la joue dans une bagarre contre les filles et le médecin te recoud dans le bureau du directeur, lieu de pouvoir avec une vitre qui donne sur la rue dehors, tu dira aux autres que t’as pas eu mal, en pleurs sur le fauteuil-rouge-le-plus-confortable-de-tous quand l’aiguille zigzaguait tranquillement. La grille verte de la cour du haut, le petit portillon blanc pour celle du milieu et en bas, une porte enchâssée qui débarquait direct sur le préau, les trois trouées qui te transvasaient de la rue à l’école et vice-versa. Passer d’une cour à l’autre sans sortir c’était seulement pour les grands, ou alors quand on devait aller donner un cahier rouge à une maîtresse en bas, tu franchit les grilles comme si c’était banal, mais tu te sens tout de suite plus important. En face de la bibliothèque (la cour du haut tu te rappelle) un arbre énorme, énorme au point que tu pense énorme avec des majuscules, toujours le fantasme d’y grimper, et ensuite de sauter de toit en toit loin des carrés et des crayons, hors de portée de la poussière. read more