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Eudoxie

Brave fille d’Oosterzele, à la chevelure crollée, Eudoxie était née dans une famille de commerçants, sensibles aux arts mais rustres. Bien élevée et travailleuse, elle rencontra bientôt Léon jeune wallon séduisant et viril originaire de la province de Mons, dans le Hainaut. Elle quitta bientôt sa Flandres natale  et sa famille pour le sud,  et s’installa dans le mariage et la maternité multiple, braillant sur une portée d’enfants, talentueux bisbrouilleurs qui lui faisaient des misères pour ne pas avoir à finir leur chicons. Quand Léon était là c’était bien, sinon les petits d’Eudoxie se débrouillaient alors qu’elle travaillait comme femme d’ouvrage, s’échinant à faire blinquer des banques et des maisons bourgeoises.

Bientôt Léon fréquenta une allemande, oubliant ses belles promesses, et puis, malgré la mort de celle-ci, il garda l’habitude de rentrer à pas d’heure, préférant le vieux peket et les bières trappistes avec les gars de la mine à ses enfants et à sa femme. Eudoxie passait donc ses soirées à pesteller dans ses slaches, souper seule, jusqu’à ce que Léon rentre, tout bittu ; il baragouinait alors qu’un stuut l’avait retenu, qu’il n’en pouvait rien, sans montrer vraiment de remord. Ça mettait Eudoxie dans tout ses états et la margaille laissait chaque fois Léon plus étourdi que lorsqu’il était rentré. Elle finit par se dire que ce n’était qu’un snul mais finit tout de même sa vie à ses côtés.

Malgré toute sa bonne volonté, on n’a retenu d’elle que son sale caractère, ma pauvre arrière arrière arrière arrière grand-mère.

FEMME Napoléonienne?

« Le règne de Napoléon a été une parenthèse à la fois sanglante et glorieuse entre le Révolution et la Restauration dite bourgeoise. Il laisse une œuvre qui lui a survécu : le Code civil ou Napoléon. Globalement réactionnaire, ce code donne aux femmes un statut discriminatoire et régit de façon inégalitaire les relations entre les sexes. Ainsi, à la question  » qu’est ce que la femme « , la réponse apportée est claire : un être de second rang si elle n’est pas mariée, un être mineur et incapable si elle est mariée. Nuls droits politiques ou civils ne lui sont accordés. Ce code institutionnalisait en droit l’infériorité de la femme. »

Voici les propos on ne peut plus réduit d’un article trouvé sur internet. J’aurais sûrement approuvé sans broncher si je ne connaissais moi-même toute la vérité. La vraie!!

Je l’ai découverte lors de recherches complémentaires sur mon arbre généalogique. J’avais entendu l’histoire de mon aïeule, mais je prenais cela pour une légende transformée de génération en génération .
Il faut remonté du côte de ma mère pour être plus exacte et du côté de sa mère pour rentrer dans le détail. En fait, c’est une véritable histoire de femmes. Et surtout de famille :

Née en 1896, sous le Gouvernement Freycinet, Mabéne Marguerite est fille de paysans.
Ses parents, qui sont donc aussi les miens, idolâtrent Jules Méline, président du Conseil. Républicain qui prône une politique favorable aux industriels et aux paysans.

Son enfance se fait tant que bien avec les difficultés et la dureté de la vie à cette époque.
Elle bénéficie d’une éducation et ira même à l’école.
C’est alors qu’elle prendra goût au plaisir des mots.
Avec la complicité de sa mère, elle écrira d’abord dans des petits cahiers mais bien vite sa force de caractère va l’amené à travailler au journal « les femmes libres »

Puis elle participe le 5 juillet 1916 à un événement dans l’histoire de notre pays. Elle a alors 20 ans .C’est le premier numéro du journal le Canard enchaîné dont elle sera la rédactrice.
Elle n’est alors pas marié !

Heroic forfader en danois

Il s’appelait Hercule. Et en plus c’est vrai. C’était le père de la mère du père de la mère de la mère de ma grand-mère. C’était un héros. Un vrai. Hercule jonglait à Paris, dansait le tango et parlait couramment le danois. Il est né dans une famille de notaires à cravates. Hercule a voyagé. Il a fait rire. Il est monté sur des podiums. Il a volé dans le ciel de Russie et a nagé dans l’Antarctique. Il a rencontré une américaine – Betty – a eu 3 filles et un chien – Polly. Il est devenu professeur et a enseigné à des centaines d’élèves La Traviata et l’art des fonctions logarithmes non népériens. Sa première fille a décidé de faire le tour de l’Australie a 9 ans sur le dos de Polly. Il l’a suivi et s’est fait mordre par un kangourou. Il a alors attrapé la varicelle et y a survécu de justesse. En effet, entre temps, il a trouvé le remède en étudiant les bégonias avec un aborigène de 98 ans. Il a déposé un brevet puis l’a repris. À 50 ans passés, il est devenu Premier Ministre et a réformé la médecine psychologique des labradors. Il a gagné le Prix Nobel de littérature pour son ouvrage Quand je marcherais sur la Lune, je ne volerais pas, moi. À 60 ans, il a battu Armstrong au bilboquet. Il est mort en montant en haut d’un pin pour récupérer son chapeau. Il avait 88 ans. Polly a beaucoup pleuré. Hercule est resté un héros dans ma famille. La preuve : mon père est astronaute et ma mère australienne. On ne m’a jamais montré sa photo. Mais il parait qu’il ressemblait à Elvis en blond. J’aime bien cet Hercule. Et puis il parait que j’ai ses yeux. Comme il a beaucoup vu, j’attends de voir.