Liberté / Bowling. Strike. Spare.

Il était une fois la pièce du puzzle qui réussit à réunir la France, petit pays d’Europe. Étrange paradoxe.
Un bar au coin de cette rue, un autre au bout de celle-ci. Une église au  bout de cette rue, une autre au bout de celle-ci. Des touristes, des  touristes, des touristes, brandissant leurs appareils photos.
J’habite dans une maison d’un quartier d’une petite ville.
J’habite une autre maison qui paraît très petite, une maison qui bouge toujours avec moi.
Tous uniques mais finissant comme des « moutons ».
Je suis un élément. Un élément d’une liste très organisée.
Un numéro quelconque,  numéro 4 portable coulissant chocolat.
Puis je descends par la cour du collège. C’est alors que j’ai sombré.
Brusque changement de direction, D753 et tout d’un coup c’est beaucoup plus plat.
Peu importent les noms, peu importent les personnages, car elle est chacun d’eux. Peu importe l’auteure, car seul importe son œuvre.
C’est quoi un rêve ? Rêver c’est important, plus important que d’’attendre le métro.
Il y a Carnac en Bretagne, avec sa plage et sa nature ; il y a Nairobi,  au Kenya, avec ses parcs et ses grandes étendues solitaires ; il y a  Bombay, en Inde, et sa culture magique ; il y a le Machu Picchu, et ses  montagnes splendides ; il y a Palerme en Sicile, et son histoire  passionnante.
…C’est une affaire sérieuse, Un jour de nuit, suspension verticale, ça vous suit toute une vie. Mais quel rapport avec tes questions précédentes ? Plein de mystères.
Une énorme boule blanche posée par-terre s’illumine sur mon passage.
Qui a décidé pour moi ? MOI C’est toujours moi.
Route à gauche, où peut-elle bien mener ? Je ne me souviens pas… Je ne me souviens plus…personne ne s’en souvient plus. Panneau de signalisation : interdit de tourner à gauche. Et toujours pas de panneau publicitaire. Panneau indiquant le Leclerc.
S’arrêter, prendre le temps de souffler, d’admirer, se poser. Mon chemin mène à ces différentes vignes.
Ce que je peux dire c’est qu’attendre c’est bien trop long. « Your argument is invalid » avec Lincoln : Une histoire qui disparaît : Elle est grande et vieille.
Ce que je regrette c’est la façon dont tu as traité ces souvenirs, un souvenir qui ressurgira dans un futur proche. read more

Périple ordi(naire)

  • 1999, petit village du bord des Côtes d’Armor – Aujourd’hui, nouveau cours à l’école ; informatique. In..for…ma…tique ? Kesako ? Je regarde la maîtresse d’un air un peu perdu. Elle nous emmène dans une salle que nous n’avions encore jamais visitée. Il faut dire que l’école est toute neuve. À l’intérieur, ce qui ressemble à de petites télévisions jaune-bizarre s’étalent contre les murs de la pièce. À côté de chaque écran, une grosse boîte rectangle est posée. Ces boîtes font un bruit étrange, un peu comme l’aspirateur de maman, mais en moins fort. Trois par trois, la maîtresse nous dit d’aller nous placer devant les petites télés. Ce nouveau cours va être marrant je crois.
  • 2000, dans le même petit village – Papa a acheté un ordinateur ! Et avec, des Cédéroms de jeux pour mieux travailler en français et en maths. J’adore les maths.
  • 2002, village un peu plus grand des Côtes d’Armor – J’entre au collège ! Maintenant, j’ai le droit d’aller tous les soirs sur internet pendant 10 minutes. Je dis à mes parents que c’est pour mes devoirs. En fait, j’ai installé MSN, c’est Anna qui m’a montré. Avec ça, on peut discuter le soir pendant qu’on est toutes les deux chez nous. Mais on n’arrive pas toujours à venir à la même heure. C’est dommage.
  • 2003, village perdu dans une campagne inconnue du sud de la France – On a déménagé. Mais l’avantage, c’est que papa a maintenant un ordinateur portable, donc moi, j’ai le droit de garder l’autre. Normal, je suis la plus grande. Je n’ai pas le droit de me connecter très longtemps, mais au moins je peux jouer autant que je veux.
  • 2005, dans la ville de Cyrano – Internet illimité. Dire qu’il y a encore quelques jours, je n’avais le droit de n’y aller qu’une heure par jour. On a aussi un nouvel ordinateur à la maison. J’espère que je pourrais avoir le portable dans quelques temps. Pour l’instant, papa le garde au travail avec lui. Mais je sais qu’il préfère travailler à la maison.
  • 2006, toujours au pays de Roxanne & Cyrano – notre premier ordinateur a rendu l’âme. Dommage, je n’en ai plus un à moi. Mais je peux utiliser celui du salon. Il est plus rapide, je peux regarder des séries en ligne sans m’arrêter 15 minutes toutes les 5 minutes de film…
  • 2007, petite bastide oubliée du Périgord – Ca a été long, mais après un énième déménagement, le portable est enfin à moi ! Je peux lire jusqu’à tard dans le noir. J’ai découvert ce site où des gens écrivent des histoires sur ma saga préférée, c’est génial, j’ai toujours quelque chose de nouveau à lire. Je suis devenue accro aux séries aussi. Je manque de sommeil.
  • 2009, de retour chez Cyrano – J’ai commencé à écrire et à publier mes histoires moi aussi. Les gens adorent, c’est génial ! En plus, j’ai eu mon Bac et avec ça, un joli cadeau : mon propre petit ordinateur, un netbook. Dans quelques semaines, je pars à la fac. J’aurai un appartement à moi. C’est difficile à imaginer, mais au moins, je sais que je ne serais jamais vraiment loin. Merci internet.
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La boîte

Ma boîte à trésor. C’est ainsi que je l’appelais. Une simple boite rectangle, tenant dans la main, bricolée dans du Canson et scotché car j’avais oublié de lui faire des languettes. Plus petite que la paume de ma main. La première boite que j’ai crée, mon premier pliage.
Mais que pouvais-je en faire ? c’était bien trop petit ! Y mettre des pièces ? trop fragile. Mes dents de lait ? j’avais déjà un écrin.  Alors, j’ai trouvé. Mes Trésors. Avec un T qui veut tout dire, mais sans l’idée de ce que cela pouvait être. Après quelques paillettes collées sur le côté, j’ai commencé à réfléchir aux Trésors.
Déjà la boîte en soi en était un. C’était mon premier bricolage et ma sœur m’avait aidé exceptionnellement. Pour une fois qu’elle acceptait de faire quelque chose avec moi plutôt qu’avec notre ainée, c’était suffisant pour l’appeler Trésor. Mais d’autres idées de Trésor, je n’en ai pas eu. Alors, la boîte est restée sur mon étagère.
Avec le temps, elle a servi de minuscule vide poche de choses précieuses. Et sans m’en rendre compte, simplement en y mettant les petits éléments que je ne savais pas où ranger, j’ai fini par la remplir de Trésors. Les perles du bracelet que ma soeur m’as faite, les plumes d’anges que j’avais trouvé, le bout de pendentif brisé trouvé par terre, énigmatique, le brillant d’un solitaire cassé, les fleurs séchées d’un bouquet que je ne voulais pas jeter, la plume tachetée, les plumes d’écriture sans porte-plume.
Et sans doute un morceau d’enfance, bien coincé dans cette boite trop remplie, aux bords écrasés par son contenu. read more

La petite chose.

Je n’étais même pas là qu’on en parlait déjà. Me nommer. C’est une affaire sérieuse, ça vous suit toute une vie. Il vaut mieux que ça plaise, aux parents, aux sœurs et au frère, à la famille, bref, à vous aussi, si possible, mais ça on ne peut pas le savoir.

Quand est-ce qu’on m’a appelée? Je parie qu’avec mes dix jours de retard, ma mère m’appelait déjà pour éviter la césarienne. Et quand je suis née, sans crier parce que je m’étais emmêlée, je suis certaine qu’on m’a appelée en me donnant des petites tapes pour me réveiller. read more

Entre un bélier et des billets

J’avais environ 7 ans, je jouais avec mes cousins plus vieux que moi de 3 ans et dont le nom est Bilet. Comme toujours on se taquinais. Et puis est arrivée cette fameuse phrase :

– Hey t’as vu ! Belloy ça fait bélier !

Alors moi voulant me défendre, je réplique :

– Hey taisez-vous, Bilet sa peut faire billet ! (Vraiment contente de ma trouvaille).

– Ah ouai billet ça veut dire qu’on est riche ! Trop bien !

Faisant mine de vouloir les attaquer en les poursuivant, ils criaient : read more

La fin des trognes est arrivée

Unités CP à CE1. Une allée en montée. On arrive sur la piste. Des grilles bleues rouillées autour. Au cas où on s’échappe. Mais pas besoin de barrière. Il y a déjà plus d’un monde ici.
À droite l’île déserte. Une sorte de tente : le repère des indiens. Ou une falaise pour les alpinistes. Puis la mer, le champ, le ciel. On la traverse. Le banc des éperviers. Le passage sous terrain invisible sous la haie. On peut s’y perdre et même s’oublier.
À gauche le préau. Cabane protégée. Temple avec ses colonnes élastiques. Sable fin et département des secrets.
En face la grande maison. Bâtiment en bois remontant à l’ère des chimpanzés. Course de vitesse et sol amortisseur.
S’étendant au fond les salles d’entrainement cérébral. De droite à gauche, on monte les grades. Tout est une question de marches et de portes. Et dans le coin le couloir de l’administration et de l’alimentation par rebond.
On longe les salles ponctuées par des blocs fleuris. On peut y trouver des billes perdues et ainsi sauver nos vies. On arrive à la grille. L’arrivée des cars. Comme une issue de secours.
On tombe sur l’île aux rochers. Coin de Robinson avec son cartable et sa tante oie.
Le terrain bleu de combat à raquettes nues. Balles oranges régénératrices ou mortelles.
À côté la maison des clowns et des artistes. En passant par les montagnes russes, on arrive au chalet. Mais il n’y a pas d’ours ici.
On se retourne face à une allée de marronniers. Souvent déplumés. Rendant invisible n’importe qui. read more